30 janvier 2015

La société PHAREXCEL accompagne régulièrement de jeunes pharmaciens qui souhaitent s’installer à leur compte. Si le parcours est semé d’embûches, la réussite est au bout du chemin. Retour d’expérience avec Linda Robert, installée depuis deux ans à Saint-Malo.

Assistante dans une officine de Rennes pendant dix ans, Linda Robert cherchait à s’installer à son compte. Il y a deux ans, avec une de ses amies, pharmacienne elle aussi, elles se mettent à la recherche d’une officine calibrée pour les faire vivre toutes les deux. « Nous avons travaillé avec différents cabinets spécialisés dans la cession de pharmacies. Nous avons étudié plusieurs projets : une Société d’Exercice Libéral (SEL) à Bédée, une autre à Montfort sur Meu… jusqu’à ce que le consultant de PHAREXCEL nous propose une petite officine à Saint-Malo, mise en vente à 2,2 millions d’euros. » Malouine d’origine, Linda se réjouit d’avoir la possibilité de travailler dans sa ville natale. Les deux jeunes femmes, qui disposent ensemble de 200 000 euros d’apport, visitent l’officine, étudient les bilans… « Nous nous sommes vite rendues à l’évidence. Cette pharmacie n’était pas calibrée pour nous faire vivre toutes les deux. J’ai donc décidé de me lancer seule. »

S’associer à un autre pharmacien en activité

Avec l’aide financière de ses proches, Linda réunit la somme de 240 000 euros en apport. Pas suffisant pour le montage financier auprès des banques. La société PHAREXCEL lui propose alors de rencontrer Colette Lis, pharmacienne installée dans une commune alentour, qui souhaite investir dans une autre officine. Légalement seul un pharmacien en activité peut entrer au capital d’une autre pharmacie (voir encadré). « Le courant est bien passé avec Mme Lis. J’avais besoin de ses sous mais je voulais être chez moi. Nous nous sommes donc associées en SEL à 60/40 avec option de rachat de ses parts à 6 ans. Cela fait deux ans maintenant et je pense tenir cet objectif », confie Linda Robert. Avec 400 000 euros d’apport, les banques ont suivi.

Un vrai partenariat

Le lien entre les deux femmes n’est pas uniquement financier. « La SEL nous a permis de nouer un véritable partenariat. On s’appelle beaucoup, nous effectuons des achats groupés, et parfois lorsque nous avons un problème de personnel, on se dépanne. Psychologiquement, savoir qu’elle est là est un vrai soutien pour moi. » De son côté Colette Lis est ravie d’avoir saisi cette opportunité. « Je connaissais bien l’ancienne propriétaire de la pharmacie du Mouchoir Vert. Je savais que l’officie représentait un bon investissement. Mais il y a avait aussi une notion affective qui entrait en ligne de compte. Contribuer à la continuité de cette officine avait un sens pour moi. Et aider un jeune pharmacien à s’installer aussi. Je souhaite évidemment que mon capital fructifie. Mais cette première expérience m’a appris que le partage de valeurs humaines étaient également très importantes. Avant de se lancer il faut bien connaître les officines et leurs propriétaires. »

Catégories : Activité de l'officine, Vie du pharmacienPar Publié le : 30 janvier 20152,6 min de lecture

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