Dossier : Un projet de transmission de votre pharmacie : quels sont les enjeux pour le vendeur ?

Vous êtes pharmacien et votre officine est le résultat de nombreuses années d’implication et d’efforts. Vient, maintenant, le temps de transmettre votre affaire. Nous savons que cette étape nécessite de bien comprendre les différents enjeux que représentent cette transmission et leurs impacts aussi bien financiers, humains ou sociaux dans votre vie professionnelle et personnelle.

Enjeux humains (vie privée et familiale) :

Souvent la transmission d’une officine a des conséquences privées et familiales qu’il est important de prendre en compte afin de vivre au mieux cette étape professionnelle. Vous gérez votre officine en couple, vous avez repris l’officine de vos parents, vous sentez votre départ à la retraite et le vivez plus ou moins bien… C’est la raison pour laquelle, il est nécessaire d’anticiper au maximum cette transmission et de bénéficier d’un laps de temps raisonnable et nécessaire pour assumer cette décision et lâcher les rênes. Nous prendrons en compte tous ces paramètres affectifs et psychologiques pour vous accompagner au mieux.

Enjeux financiers :

La transmission est un acte lourd de conséquences financières. Il convient, donc, de mesurer les conséquences de la transmission sur votre patrimoine et/ou votre capital en fonction de votre poursuite professionnelle ou non.

  • 1er cas de figure : vous partez à la retraite, nous réaliserons un diagnostic de votre patrimoine global afin de vous aider à prendre les bonnes décisions.
  • 2ème cas de figure : le résultat de la vente de votre officine aura pour objectif de réinvestir ou de vous réinstaller, nous sélectionnerons avec vous les meilleures opportunités d’investissement.

Enjeux sociaux (personnels de l’officine) :

Comme souligné au début de cet article, les dimensions humaines sont de véritables leviers de succès dans les projets de transmission. En effet, il serait beaucoup trop restrictif de penser l’officine comme un objet économique que l’on pourrait vendre comme n’importe quel bien. C’est aussi et surtout une construction humaine et sociologique car cela concerne aussi une équipe qui a tissé des relations, vécu des aventures communes, partagé des moments difficiles… autant d’histoires qui font la vie et la culture de l’officine. Il est évident que la cession de son entreprise est souvent un cap pour le pharmacien mais elle ne l’est pas moins pour ses salariés qui, eux, restent. D’où l’importance de bien préparer ses collaborateurs et de bien respecter les règles en vigueur concernant l’obligation d’information des salariés en cas de cession de l’entreprise.

 

Dans le cadre d’une transmission, le pharmacien transmettra l’œuvre d’une vie professionnelle, voir parfois le travail de plusieurs générations. Il cède également une équipe et une clientèle, autant d’acteurs envers lesquels il se sent obligé de s’engager quant à la pérennité de l’officine et aux qualités du repreneur. Il cherchera ainsi le bon acquéreur, celui qui sera suffisamment compétent pour que l’entreprise perdure dans l’esprit de son fondateur. Afin que la transmission soit réussie, il devra aussi faire preuve d’ouverture et de compréhension concernant le projet de reprise du futur acquéreur.

Nous sommes à vos cotés pour vous conseiller au mieux lors de cette étape.

Une première installation réussie à Saint Malo

La société PHAREXCEL accompagne régulièrement de jeunes pharmaciens qui souhaitent s’installer à leur compte. Si le parcours est semé d’embûches, la réussite est au bout du chemin. Retour d’expérience avec Linda Robert, installée depuis deux ans à Saint-Malo.

Assistante dans une officine de Rennes pendant dix ans, Linda Robert cherchait à s’installer à son compte. Il y a deux ans, avec une de ses amies, pharmacienne elle aussi, elles se mettent à la recherche d’une officine calibrée pour les faire vivre toutes les deux. « Nous avons travaillé avec différents cabinets spécialisés dans la cession de pharmacies. Nous avons étudié plusieurs projets : une Société d’Exercice Libéral (SEL) à Bédée, une autre à Montfort sur Meu… jusqu’à ce que le consultant de PHAREXCEL nous propose une petite officine à Saint-Malo, mise en vente à 2,2 millions d’euros. » Malouine d’origine, Linda se réjouit d’avoir la possibilité de travailler dans sa ville natale. Les deux jeunes femmes, qui disposent ensemble de 200 000 euros d’apport, visitent l’officine, étudient les bilans… « Nous nous sommes vite rendues à l’évidence. Cette pharmacie n’était pas calibrée pour nous faire vivre toutes les deux. J’ai donc décidé de me lancer seule. »

S’associer à un autre pharmacien en activité

Avec l’aide financière de ses proches, Linda réunit la somme de 240 000 euros en apport. Pas suffisant pour le montage financier auprès des banques. La société PHAREXCEL lui propose alors de rencontrer Colette Lis, pharmacienne installée dans une commune alentour, qui souhaite investir dans une autre officine. Légalement seul un pharmacien en activité peut entrer au capital d’une autre pharmacie (voir encadré). « Le courant est bien passé avec Mme Lis. J’avais besoin de ses sous mais je voulais être chez moi. Nous nous sommes donc associées en SEL à 60/40 avec option de rachat de ses parts à 6 ans. Cela fait deux ans maintenant et je pense tenir cet objectif », confie Linda Robert. Avec 400 000 euros d’apport, les banques ont suivi.

Un vrai partenariat

Le lien entre les deux femmes n’est pas uniquement financier. « La SEL nous a permis de nouer un véritable partenariat. On s’appelle beaucoup, nous effectuons des achats groupés, et parfois lorsque nous avons un problème de personnel, on se dépanne. Psychologiquement, savoir qu’elle est là est un vrai soutien pour moi. » De son côté Colette Lis est ravie d’avoir saisi cette opportunité. « Je connaissais bien l’ancienne propriétaire de la pharmacie du Mouchoir Vert. Je savais que l’officie représentait un bon investissement. Mais il y a avait aussi une notion affective qui entrait en ligne de compte. Contribuer à la continuité de cette officine avait un sens pour moi. Et aider un jeune pharmacien à s’installer aussi. Je souhaite évidemment que mon capital fructifie. Mais cette première expérience m’a appris que le partage de valeurs humaines étaient également très importantes. Avant de se lancer il faut bien connaître les officines et leurs propriétaires. »