Prélèvement des Impôts à la source : ce que cela signifie ?

2/3 des français sont favorables au prélèvement à la source. C’est sans doute ce qui a motivé le gouvernement à concrétiser cette réforme.

C’est pour quand ? Ce mode de recouvrement sera appliqué dès la paie de janvier 2018. Concrètement, en 2017, les contribuables seront imposés sur les revenus de 2016. A partir de 2018, ils s’acquitteront de l’impôt au titre des revenus perçus l’année en cours et non plus au titre des revenus perçus l’année précédente. On ne peut donc pas parler d’année blanche au sens où il n’y aura pas d’année au cours de laquelle l’impôt ne sera pas collecté. Il est cependant vrai que les revenus de 2017 ne seront pas imposés, tant qu’ils n’appartiennent pas à la catégorie des revenus exceptionnels.

 

C’est pour qui ? La réforme s’appliquera aux salariés, comme aux retraités et aux indépendants. Les salaires, les retraites et les pensions, les revenus de remplacement (chômage, maternité, etc.) et les revenus fonciers récurrents seront concernés. Les revenus des capitaux mobiliers et les plus values immobilières ne rentrent pas dans ce champ car ils sont déjà prélevés à la source.

 

C’est comment ? L’impôt sera prélevé par l’employeur, sur la base d’un taux de prélèvement calculé et transmis à l’employeur par l’administration fiscale : il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales. Les contribuables qui ne souhaiteraient pas que leurs employeurs soient au courant de leur situation patrimoniale pourront demander qu’un « taux neutre » leur soit appliqué par défaut, proche du barème d’un célibataire sans enfant, et payer le solde ensuite directement à l’administration fiscale.

L’employeur n’a pas à gérer les réclamations du salarié sur le taux de prélèvement. En matière d’impôt (réclamation, remboursement de trop-perçu, solde à payer…), l’interlocuteur du salarié reste l’administration fiscale, la DGFiP.

Les praticiens de santé inquiets pour leur avenir

Dans un sondage commandé par le CNPS (Centre national des professions libérales de santé), les libéraux de santé se montrent à la fois déçus des réformes santé et pessimistes sur leur avenir. Ainsi, 85 % se déclarent inquiets pour l’avenir de leur propre activité libérale, selon un sondage* Harris Interactive. Plus de 9 sur 10 (94 %) se disent assez ou très inquiets pour l’avenir de l’organisation des soins en France. Point de satisfaction du sondage, leur image auprès de la population. En effet, également interrogés par Harris Interactive, 85 % des Français estiment qu’ils projettent une bonne image, sont jugés qualifiés, compétents et travaillant beaucoup. Trois personnes interrogées sur quatre considèrent que les professionnels de santé libéraux trop peu nombreux, mais bien rémunérés et dynamiques. En revanche, près de deux tiers pensent qu’ils sont difficilement joignables ou accessibles.

Développement durable : une opportunité pour les pharmacies

En tant que professionnel de santé, le pharmacien se trouve au cœur de multiples enjeux liés au développement durable. Aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la Santé estime qu’au niveau mondial, environ 25 % des causes de maladies et de mortalités sont reliées à l’environnement. D’où l’importance pour les pharmaciens de prendre conscience des enjeux liés au développement durable et de les mettre en pratique, au sein de son officine, à travers des démarches de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). En pratique une pharmacie qui adoptera ce concept aura une meilleure performance environnementale, sociale et économique. Des avantages qui lui permettront d’allier sa mission de sante et bien être de la population à sa réalité d’affaire en tant qu’entrepreneur. Mieux encore, en devenant éco-responsable, la pharmacie aura l’opportunité de se différencier aussi bien auprès des futurs collaborateurs que des patients et d’augmenter, ainsi sa rentabilité.

 

Pourquoi intégrer une démarche de RSE dans sa pharmacie ?

Dans un contexte d’économie mondialisée, de prise de conscience de plus en plus marquée des enjeux environnementaux et sociaux, la notion de responsabilité des entreprises apparaît incontournable. En effet, un segment de la patientèle de plus en plus important se montre sensible au développement durable et aura tendance à tenir compte de la réputation de l’officine tant dans le domaine social qu’environnemental. De même, côté équipe officinale, les salariés auront un intérêt grandissant à travailler pour une entreprise responsable.

 

Une démarche de RSE peut ainsi constituer un avantage concurrentiel et permettre la fidélisation de la patientèle. En outre, porter une attention particulière à la satisfaction de ses salariés permet de réduire le risque social et de stimuler leur productivité. Une mobilisation du personnel autour de valeurs sociales et environnementales partagées contribue à une plus forte implication au projet de l’entreprise.

 

D’une manière générale, une démarche de RSE nécessite, cependant, des investissements matériels et immatériels importants. Il pourra s’agir, en effet, d’entreprendre certaines réorganisations stratégiques, de former autrement son équipe, de revoir l’aménagement de son officine, de changer de fournisseurs… Mais, à moyen et long terme, cet investissement pourra être bénéfique pour la pharmacie et générer des gains de productivité et/ou de réduction des coûts.

 

RSE : adapter votre aménagement et la gestion de votre l’officine

Quand vient le moment de faire d’importants travaux de rénovations dans votre officine, de remplacer des meubles ou de revoir l’aménagement il faut aussi penser développement durable. Identification de matériaux éco-responsables, sélection de solutions pour améliorer les économies d’énergie, choix de fabricants locaux ou nationaux… autant de décisions qui auront un impact sur la protection de l’environnement.

 

Une pharmacie type génère une quantité importante de matières résiduelles d’où l’importance de mettre en place des actions de tri des déchets, de recyclage des cartons d’emballages des produits… Les solutions apportées doivent être conformes aux politiques en vigueur , mais peuvent aller beaucoup plus loin. Les employés et les clients seront les premiers à applaudir des actions innovatrices dans ce domaine. En plus de l’image positive que cela procure, une gestion des matières résiduelles optimisée constitue une démarche efficace dans la réduction des coûts d’opération et de gestion.

 

 

RSE : fidéliser vos patients 

En tant que pharmacien, vous avez une place active dans la protection de l’environnement. Vous pouvez profiter de ce lien privilégié avec vos patients pour exercer une influence importante dans votre communauté notamment en la sensibilisant sur l’impact de certains de leurs comportements sur l’environnement. Par exemple, seulement 10 à 12% des médicaments sont recyclés en France. Aussi, incitez les à ramener à l’officine leurs médicaments au lieu de les jeter à la poubelle.

En retour, en adoptant une démarche de RSE, vous aurez à cœur de prendre en compte le bien-être social et le confort de votre patient notamment en améliorant l’accueil dans votre officine, en prenant le temps de le conseiller et de lui expliquer ses traitements et les solutions santé associées, en proposant des services à domicile, en organisant des ateliers santé au sein de votre pharmacie…

 

En intégrant ces principes du développement durable à son approche, le pharmacien trouvera des solutions pour satisfaire et fidéliser sa patientèle.

 

RSE : impliquer vos collaborateurs

Au sein de la pharmacie, la gestion des ressources humaines doit dorénavant faire partie des priorités du titulaire surtout quand l’on sait que ce sont les collaborateurs qui portent, en grande partie, le développement de la pharmacie. Assistants, préparateurs, pharmaciens…c’est en impliquant toute l’équipe que l’on s’assure du succès de l’officine. Adopter une démarche de développement durable pourra fédérer l’équipe autour d’un projet concret de santé et d’avenir. Voici quelques exemples pour vous aider à la mettre en place au sein de votre officine :

  • Favoriser les décisions écoresponsables comme utiliser des tasses réutilisables plus que jetables
  • Participer avec ses collaborateurs à des activités à vocations sociale ou environnementale
  • Veiller au confort du personnel et à l’ergonomie des postes…

Toutes ces mesures auront un effet bénéfique sur la gestion de vos ressources humaines notamment la diminution du taux de roulement, l’attraction de profils intéressants, l’amélioration de la satisfaction et la mobilisation des employés…

 

Et, bien évidemment, sans le soutien des collaborateurs et sans leur implication, il sera difficile de mettre en place une stratégie performante en développement durable, puisqu’une telle démarche consiste généralement en une série de petits changements dans les manières de faire de chacun.

Le regroupement et les services : 2 paris pour l’avenir des pharmacies en France

Acculées par la baisse des marges, la concurrence des parapharmacies et menacées par la désertification médicale, l’avenir des pharmacies peut sembler morose. Face à ce tableau morose, il est important que les pharmaciens réagissent et anticipent l’avenir de leur officine grâce à de possibles innovations afin de renforcer leur modèle économique. Comment ? En se regroupant pour augmenter la taille de l’officine et sa rentabilité et en s’orientant vers une activité de service pour répondre au mieux aux attentes des patients.

 

  • Le regroupement des officine : l’union fait la force !

Afin d’anticiper la possible perte de valeur, augmenter la taille de l’officine peut être un facteur déterminant pour sortir son épingle du jeu. En effet, elle est un critère de valorisation de plus en plus déterminant et prévoir un projet de regroupement avec une autre pharmacie pourrait sécuriser leur avenir.

Le regroupement est un remède efficace à la baisse de rentabilité des petites pharmacies et, à long terme, une véritable opportunité pour les pharmaciens qui rencontrent des difficultés à vendre leur officine. Pour les uns, le regroupement est la seule façon d’atteindre la masse critique nécessaire. Pour les autres, il est l’alternative permettant de valoriser leur outil de travail. Chacun peut donc y trouver son intérêt économique.

Même si cette démarche n’est pas encore rentrer dans les habitudes des pharmaciens, elle ne manque pourtant pas d’arguments : la rationalisation des coûts et des stock (un seul stock à financer, des frais et un loyer à partager…), un confort de vie et d’exercice, une diversification des services grâce à une équipe plus disponible , des emplois assurés grâce à un agrandissement de la surface…

 

Parmi les regroupements réussis en 2015, les titulaires sont satisfaits de leur nouvelle situation mais déplorent, cependant, la complexité de la procédure pour y parvenir. La démarche administrative la plus simple demande au moins six mois, et peut aussi s’allonger quand ce sont des sociétés d’officines qui se regroupent.

 

Depuis 5 années, Phar-Excel a acquis un savoir-faire précieux dans ces opérations qui constituent désormais 40% de l’activité de notre cabinet. Toute l’équipe est à votre disposition pour vous accompagner dans votre projet de regroupement d’officines, opération délicate, impliquant en effet une entente judicieuse entre officines voisines et néanmoins concurrentes ! Pour en savoir plus, découvrez les témoignages des pharmaciens que nous avons accompagné dans leur projet de regroupement.

 

 

  • La diversification des services

 

Le vieillissement de la population, la croissance de certaines maladies chroniques, les nouveaux modes de consommations et de comportements… Autant de critères qui bouleversent les missions du pharmacien et la relation avec son patient. Fort de ce constat, pour conserver sa place d’acteur clé dans le système de soin, le pharmacien doit donc impérativement s’adapter à ces transformations et répondre aux nouveaux besoins des patients-clients. Comment : ne plus se contenter de vendre des produits et des médicaments au comptoir mais se tourner vers les services. D’ailleurs, la valeur ajoutée du pharmacien n’est pas dans la boite de médicament mais ce pourquoi il a fait des études c’est à dire le conseil et le service pour une meilleure prise en charge de la santé de son patient.

 

Récemment, une étude* est venue confirmer l’intérêt des patients pour de nouveaux services au sein des officines : 62% des personnes interrogées se disent intéressés par des actes de vaccination, 54% par des tests de dépistage (diabète, grippe) et 43% par des rendez-vous personnalisés dans un but préventif. Ces patients demandeurs de nouvelles prestations sont aussi prêts à prendre en considération la dimension économique et seraient d’accord pour rémunérer les pharmaciens pour ces nouvelles prestations.

 

Cependant, même si les patients sont demandeurs de nouveaux services et les pharmaciens motivés pour les développer, certains obstacles législatifs peuvent venir contrecarrer leur mise en place. Ainsi, la vaccination à l’officine n’a pas été retenue. Le Conseil d’État a annulé l’arrêté autorisant trois tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) et le nouvel arrêté tarde. Les conditions de vente sur internet restent également incertaines après l’annulation de l’arrêté de 2013…

 

C’est donc aussi au pharmacien d’imaginer des services cohérents avec le profil et les besoins de sa patientèle, adaptés à la taille de sa pharmacie, à la motivation de son équipe… L’occasion de revoir son fonctionnement, de se former, d’investir peut-être dans le management, de s’ouvrir davantage peut être aux nouvelles technologies pour se se différencier, se diversifier et trouver des leviers économiques stables. Et aussi d’apprendre à mieux vendre…

* Etude Pharma Système Qualité auprès de 49 000 personnes – mai 2016

Un projet d’installation ? Découvrez notre sélection d’officines

Nous sommes à la recherche de porteurs de projet pour plusieurs belles officines à saisir.

Contactez-nous directement pour de plus amples renseignements.

 

Bretagne 22 rural

 

 

 

 

 

 

 

PHARMACIE IDÉALE PREMIÈRE INSTALLATION – BRETAGNE

Belle officine située en zone rurale en Bretagne.

C.A. de 1,6M€, avec un potentiel de développement en dehors du vignetté,

et de très belles opportunités avec le réaménagement des murs.

Apport nécessaire : 200K€.

 

Bretagne 22 centre ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHARMACIE À HAUT POTENTIEL – BRETAGNE

Officine en région Bretagne située en ville, dans un quartier en plein renouvellement (construction de logements neufs).

C.A. supérieur à 1,1 M€, avec un très beau potentiel.

Prix de vente inférieur à 60% du C.A. HT

Apport nécessaire : 100K€ pour rachat de parts. Transfert sur zone commercial proche possible.

 

 


Antilles

 

 

 

 

 

 

 

 

PHARMACIE IDÉALE 2ème INSTALLATION – ANTILLES 

Cette pharmacie de quartier est située dans un bâtiment récent,

avec un cabinet de médecins et d’infirmières à forte activité.

C.A. supérieur à 3M€, ratios dans le top 15% des normes d’Outremer, marge 32%.

Belle opportunité. Idéale pour un projet de vie familial.

Possibilité investisseur pour apport inférieur à 500K€.

 

Paris

 

 

 

 

 

 

 

PHARMACIE – PARIS 

Officine située à Paris, dans un quartier en plein essor immobilier.

Les propriétaires vendent pour cause de départ à l‘étranger.

Située dans un environnement peu concurrentiel,

cette officine au C.A. de 1,3M€ a de très belles performances financières (Marge 32%, EBE 17%),

et des charges de personnel faibles.

 

Bretagne 29

 

 

 

 

 

PHARMACIE A SAISIR – BRETAGNE

Très belle officine située en Bretagne, dans une zone de quartier.

Parts d’officine à saisir dans un environnement concurrentiel où la pharmacie est leader.

C.A. de 3M€, dont 10% sur PDA.

Prix de vente inférieur à 75% du C.A. HT.

Apport nécessaire : 500K€. Bel effet de levier.

 

Insécurité à l’officine : comment réagir ?

En centre-ville, en banlieue et même dans les villages, il ne se passe pas une semaine sans qu’un titulaire et son équipe ne soient victimes de vols ou de braquages. Aussi, face à ce climat d’insécurité dans les officines, revoir l’aménagement de l’officine afin de limiter les vols et former les collaborateurs exposés à la clientèle pourraient être des solutions de prévention face à ces agressions.

 

Insécurité officine : réaménager l’officine

L’organisation de l’officine peut influer fortement sur le comportement de la clientèle. 3 conseils pour limiter les actes de délinquances dans la pharmacie :

  • Une présence omniprésente du personnel

Agencer l’officine de manière à implanter des postes de vente dans l’espace clientèle évitant les comptoirs localisés au fond de la pharmacie ou investir dans l’installation de robot permettra d’avoir une présence renforcée du personnel et découragera certaines tentatives de vol.

  • Une vue dégagée sur les rayons les plus touchés

La parapharmacie, la cosmétique et les produits de puériculture sont les rayons les plus concernés par le vol. Aussi, avoir une vue dégagée sur ces rayons, à partir des comptoirs, pourra avoir un effet dissuasif sur les vols.

  • Système des boites vides

Concernant les produits de parapharmacie présents sur les comptoirs, le titulaire pourra les retirer de leurs emballages et ne laisser exposées que les boîtes vides. S’il souhaite aller plus loin dans la protection, il pourra, aussi, coller à l’intérieur des boîtes ou directement sur les produits exposés dans l’espace de vente des antivols après avoir fait installer des portiques antivols à la sortie de la pharmacie.

 

Insécurité officine : formation des employés

Toute l’équipe officinale doit être sensibilisée à certaines règles de sécurité, qui doivent être régulièrement rappelées. La formation du personnel peut aider à réduire de façon très efficace des actes délinquants à la pharmacie. En effet, des études montrent que, dans les trois quarts des cas de violence en contexte professionnel, le salarié concerné n’a pas su gérer la situation efficacement. Or, éviter ou, tout au moins, gérer les conflits est un art qui s’apprend.

 

A savoir :

  • A travers votre vitrine, ayez une bonne visibilité de l’environnement extérieur de votre pharmacie afin de déceler tout individu au comportement suspect. Vous pourrez, ainsi, vous préparer et mieux gérer l’échange.
  • En cas d’agression, il ne faut pas résister. Donner tout et tout de suite est la première chose à faire. Car le moindre signe d’hésitation risque de faire paniquer l’agresseur.
  • Evitez d’emmener ou de vous faire emmener par l’agresseur dans le back office de votre officine
  • Pour le titulaire, il est important de connaître le référent sécurité de la police (un par département) ainsi que le référent sécurité ordinal (au moins un par département). Ces derniers préviennent les confrères en cas de séries de vols dans le département ou la région, et peuvent intervenir auprès des services de police afin d’intensifier leur présence visible sur le terrain.

 

La prévention est d’autant plus indispensable qu’agressions et violences coûtent cher à l’officine. Elles entraînent une hausse de l’absentéisme et des arrêts maladie, engendrent un climat de tension, voire de peur collective, et déstabilisent les salariés dans l’exercice de leurs fonctions.

Démographie des pharmaciens : quel impact si vous prévoyez de vendre votre pharmacie d’ici 5 ans?

Comme chaque année, le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP) publie son étude sur la démographie de la profession. Ce panorama révèle une progression du nombre de pharmaciens, toutes filières confondues, au 1er janvier 2016 : 74 754 contre 74 492 en 2014, soit + 0,35 % sachant que les officinaux représentent toujours les trois quarts de ces pharmaciens. Cependant, comme les années précédentes, l’Ordre constate qu’en fin d’études, 1 015 jeunes diplômés ne se sont pas inscrits en 2015.  Des jeunes diplômés qui se désintéressent de plus en plus de la filière officinale. En parallèle, cette étude note une augmentation significative des pharmaciens âgés de 66 ans et plus. En 10 ans, leur nombre a plus que doublé et les plus de 60 ans représentent dorénavant près de 11,5% de l’effectif total des pharmaciens. Un vieillissement de la population qui continuera d’augmenter fortement jusqu’en 2021 alors que seulement 30% des étudiants choisissent actuellement la filière officinale. Un constat qui risque de chambouler le marché de la transaction des pharmacies et de voir affluer un nombre important de pharmacies à vendre avec une pénurie d’acheteurs. D’où l’importance, très en amont, de bien préparer la vente de sa pharmacie et de la rendre attractive dans un contexte économique de plus en plus tendue.

Nouvel aménagement de votre pharmacie : quel est votre objectif ?

Dans le cadre de nos échanges avec les pharmaciens concernant la mise en œuvre d’un nouvel aménagement de l’officine, nous sommes souvent très surpris des motivations liées à ce projet. En effet, certains avancent l’argument de la réduction d’impôts, d’autres évoquent l’envie de faire des travaux comme son concurrent ou encore le besoin de s’approprier la pharmacie au moment du rachat de celle-ci. Pourtant, dans un contexte qui peut paraître difficile avec l’apparition de nouveaux concurrents, un nouvel aménagement de votre pharmacie est une véritable opportunité. Un point de vente est un outil de travail complexe avec lequel il est nécessaire de travailler sur la forme mais également sur le fond. Mais, pour cela, il faut bien réfléchir son projet d’aménagement en fonction d’objectifs précis. Et, vous quels sont vos objectifs lorsque vous réfléchissez à un nouvel agencement de votre pharmacie ? Pour accompagner votre réflexion, analysons ensemble les 5 objectifs principaux qui permettront de rentabiliser cet investissement.

 

Fidéliser sa clientèle

Fidéliser un client, c’est savoir le reconquérir chaque matin, apprendre à le surprendre, à l’étonner sans cesser de le rassurer. La pharmacie n’échappe pas à cette loi, ce qui évidemment ne retire rien à sa dimension éthique. Dans ce cas précis, il s’agit de se mettre à la place du patient qui est attentif aux signes et sait modifier son comportement quand on sait l’accueillir, instaurer avec lui un lien privilégié. Il suffit parfois de peu de choses pour réveiller le regard, susciter le dialogue… D’où l’importance de modifier certains espaces et de relooker la pharmacie de façon plus moderne et plus dynamique. « Relooker une pharmacie vieillissante permettra souvent de stopper la chute du chiffre d’affaire. Un renouveau qui aidera la pharmacie à conserver sa clientèle » souligne Joris Bloyet de JBCC Agencement. Et, c’est la connaissance de la clientèle et de ses attentes qui permettront de proposer un aménagement adapté où il s’y sent bien pour y passer du temps : discuter avec son pharmacien, s’attarder sur le large choix de produits de parapharmacie…

 

Capter une nouvelle clientèle

80 % des Français plébiscitent le passage du lieu de vente au lieu d’achat où se vivent des innovations, des découvertes et des expériences*. Comme dans un magasin, le patient ne vient plus forcément à l’officine que pour faire un achat de médicaments. Il vient surtout pour recouvrer la santé. Il sera donc attentif au conseil et aux services proposés pour se sentir mieux. Une envie des français en totale cohérence avec le développement donc de nouveaux services au sein de l’officine comme la création d’espaces orthopédiques, de lieux de confidentialité ou encore « de cabine pour proposer des soins par une esthéticienne »… Un consommateur éprouvera toujours une première impression lorsqu’il rentrera dans une pharmacie. Celle-ci peut-être négative ou positive, mais dans tous les cas cette impression est définitive et

 

Mieux servir ma clientèle

 Rien de plus énervant pour vos patients que de faire la queue 20 minutes pour juste acheter une boite de doliprane. Une attente qui pourra le lasser et l’inciter à se rendre dans une autre pharmacie. Une situation aussi stressante pour vos équipes qui pourront avoir à gérer des comportements parfois agressifs. En repensant l’aménagement de votre officine en fonction de cet objectif, vous pourrez mieux servir et plus vite grâce par exemple au développement du nombre de comptoirs ou bien à la création d’un drive. Pour Joris Bloyet de JBCC Agencement, « attention au drive qui peut être un effet de mode et n’engendra sans doute pas de vente additionnel par manque de conseil du pharmacien ».

 

Avoir un environnement de travail plus agréable pour son équipe

Repenser l’aménagement de sa pharmacie peut aussi avoir pour objectif d’améliorer les conditions de travail de l’équipe. En effet, un aménagement optimisé n’a pas pour seule vocation de satisfaire le client : il doit aussi être au service des pharmaciens car une officine est aussi un lieu de travail. Un lieu agréable et confortable où les espaces sont propices à l’écoute et au conseil, où les déplacements et les mouvements sont optimisés, permettant aux pharmaciens d’exercer leur mission de santé dans les meilleures conditions. Ainsi, une bonne organisation de l’espace et des lieux de rangement et de stockage fera gagner du temps et facilitera les taches subies par vos collaborateurs.

 

Améliorer sa compétitivité

 Avec l’arrivée d’une pharmacie concurrente plus moderne et plus dynamique sur un secteur géographique proche, c’est aussi un moment pour revoir l’aménagement de son officine. L’objectif : continuer d’être toujours compétitif. Comment ? « En développant plus de linéaires, par exemple, pour proposer plus de parapharmacie générateur de marge plus importante » ou bien en se spécialisant pour devenir la référence en la matière et se faire même recommander par les autres pharmacies. Que ce soit en orthopédie, homéopathie, aromathérapie, dépendance au tabac, diététique, etc. Ce sont des centaines de possibilités que les titulaires ont pour se démarquer les uns des autres.

 

Quel retour sur investissement suite à un nouvel agencement

Le retour sur investissement peut être plus ou moins long et peut varier en fonction des pharmacies. « Le relooking d’une pharmacie vieillissante pourra engendre une hausse du chiffre d’affaire de 15% tandis qu’un nouvel agencement d’une pharmacie au moment d’un transfert près d’un pôle de santé aura tendance à générer une augmentation du chiffre d’affaire de 30% » explique Joris Bloyet de JBCC Agencement.

 

*ÉTUDE STOR’EBOARD DE DENTSU AEGIS. MARS 2015

Photo : réalisation JBCC Agencement

Plus de services dans la pharmacie : un souhait des français !

Pharma Système Qualité (PHSQ), association dédiée à la certification qualité des pharmacies d’officine, a dévoilé les premiers chiffres d’une vaste enquête menée auprès de 55.000 clients de 1.100 pharmacies. Il en ressort une demande des français d’avoir accès à davantage de services dans l’officine:

  • plus de la moitié des personnes interrogées souhaiteraient se voir proposer des tests de diagnostic et 43% aimeraient des rendez-vous dédiés à des conseils personnalisés sur l’hygiène de vie, le sevrage du tabac, le bien-être ou la nutrition.
  • 36% souhaitent même un soutien et des prestations personnalisés dans le cadre de pathologies lourdes ou chroniques.
  • Côté services pratiques, 40% des consommateurs sont intéressés par la livraison à domicile, 70% des moins de 35 ans estimant même qu’elle pourrait être liée à une dématérialisation des ordonnances envoyées via une application spécifique. Autant de services qui permettraient aux français de mieux prendre en main leur santé.

(Source Quotidien du Pharmacien – 15 février 2016)

Eclairage : L’E.B.E. et la marge brute : 2 indicateurs clés lors de l’achat d’une pharmacie

En 2015, les pharmacies enregistrent un chiffre d’affaire en baisse. En effet, près de 63 % des officines régressent très significativement (- 4,29 %)*. Toutefois, et compte tenu de l’évolution de la structure du chiffre d’affaires de l’officine, celui-ci n’est plus un indicateur pertinent pour évaluer la bonne santé financière de la pharmacie. Il ne l’est d’ailleurs plus du tout depuis le 1 er janvier 2015, du fait des nouveaux modes de rémunération intégrant les honoraires de dispensation. Aujourd’hui, la rentabilité actuelle et future joue un rôle de plus en plus déterminant dans la valorisation du fonds de commerce repris. Ainsi, dorénavant les calculs des prix de cession s’établissent aussi en fonction du taux de marge et de l’excédent brut d’exploitation. Focus sur ces deux indicateurs pour vous aider à mieux les comprendre et les appréhender.

Interfimo

L’Excédent Brut d’Exploitation : clé de la sérénité de votre projet

L’Excédent Brut d’Exploitation (E.B.E.) est le ratio qui permet de mesurer la performance économique exacte d’une officine, et de définir, en clair, sa rentabilité.

En effet, il prend en compte toutes les charges inhérentes à l’activité proprement dite, exception faite, d’une part, des charges financières (liées directement à la «surface financière» du pharmacien ou à son ancienneté dans son installation), d’autre part, des dotations aux amortissements et aux provisions (dépendant des choix fiscaux et des décisions d’investissement du titulaire). Son montant constitue la ressource d’exploitation qui doit permettre de rémunérer le titulaire (impôt sur le revenu compris), de rembourser les emprunts engagés, de payer l’impôt d’activité, et enfin d’améliorer le cas échéant le niveau de trésorerie. C’est donc un indicateur de sérénité et de sécurité financière. En calculant l’E.B.E de la pharmacie ciblée (d’en soustraire la rémunération du pharmacien) vous permettra de connaître la capacité de remboursement.

Contrairement au chiffre d’affaire, l’E.B.E. a tendance à progresser de façon significative pour les officines. Cette évolution est étroitement liée à l’existence de prestations de services et aux marges arrières (remises commerciales). Il reste cependant à confirmer la pérennité de ces marges arrière et de l’impact qu’aurait leur diminution sur l’EBE de chaque officine.

Il est aujourd’hui clairement admis par l’ensemble des acteurs que l’approche de valorisation en multiple de l’EBE est plus pertinente et réaliste que celle qui consiste à l’exprimer en % du CA.

 

La marge : indicateur de référence

 Pour mesurer la rentabilité d’un projet, d’une entreprise, la marge brute est un indicateur de de mesure d’activité et de performance plus pertinent que le chiffre d’affaires. Le pharmacien titulaire doit aujourd’hui suivre de façon régulière l’évolution de sa marge en valeur et non son seul chiffre d’affaires. La marge correspond à la différence entre les ventes de produits dans la pharmacie et ses achats, et tient compte aussi des autres éléments de rémunération notamment la coopération commerciale et les rémunérations sur objectifs de santé publique (RSOSP) définies avec l’assurance maladie. Depuis le 1er janvier 2015, il faut bien sûr y intégrer les nouveaux honoraires de dispensation des médicaments remboursables.

 

*Source : « 2015 : la marge brute se stabilise » Le Quotidien du Pharmacien #229551 du 7 janvier 2016 (François Sabarly)