Avis d’Expert : Xavier Leroux – Le Cèdre, Délégué régional Bretagne, Pays de Loire & Normandie

Réaliser des économies en mutualisant vos achats non stratégiques

Présentation

« Notre métier est simple : accompagner les entreprises dans l’optimisation de leurs frais généraux pas le biais de la mutualisation d’achats. Nous avons 9600 clients. Nous travaillons sur deux axes : les conditions tarifaires et les conditions contractuelles (le délai des paiements, le délai d’intervention…). Les acheteurs sont des spécialistes des achats sur lesquels ils interviennent. »

Intérêts

« Le premier intérêt est de faire des économies tout en restant indépendant : le client choisit le fournisseur, les produits et il traite en direct avec lui. Le deuxième intérêt est de gagner du temps : Le Cèdre assure la négociation avec les fournisseurs, l’analyse et le suivi quotidien. Le troisième intérêt est de se rassurer. Les contrats sont négociés avec les fournisseurs, par Le Cèdre. Nous régulons les rapports de force avec les fournisseurs internationaux. »

Exemple

« Nous avons à cœur de prouver en amont les économies réalisées avec Le Cèdre, c’est pourquoi nous demandons aux entreprises de nous fournir leurs factures pour estimer leurs économies. Nous avons une pharmacie dans le Maine-et-Loire référencée parmi nos clients. Nous avons pu lui faire économiser 50,2% sur la maintenance de sa porte automatique, 39,7% sur les fournitures de bureau et cartouches d’encres à impression, 30,5% sur la téléphonie, 47,4% sur les vérifications règlementaires et 42% sur les extincteurs. Ce qui fait un total moyen d’économies de 49%. »

https://www.lecedre.fr/

 

Quelques chiffres

La part des charges externes dans le chiffre d’affaires total des officines est à la hausse : une augmentation de 2,42% entre 2018 et 2019. Elles représentaient 5,18% du chiffre d’affaires global en 2019.

L’augmentation de la part des charges externes est surtout importante dans les zones urbaines : +3,4% entre 2018 et 2019. Dans les centres commerciaux, la variation de la part des charges externes était de +2,44%, +1,87% dans les gros bourgs et +1,69% dans les zones rurales.

La part des charges externes a surtout augmenté pour les pharmacies dont le chiffre d’affaires est supérieur à 4 000 000 d’euros : +5,52%.

En ce qui concerne le loyer, la part de ce dernier dans le chiffre d’affaires global des pharmacies a également augmenté : +3,42% entre 2018 et 2019. Il représentait 1,43% du chiffre d’affaires en 2019 et 1/3 du montant total des frais généraux. Le loyer est une charge financière qui varie selon le type d’implantation. C’est toujours en zone urbaine que la part du loyer a le plus augmenté en une année : +4,01%. Dans les centres commerciaux, l’augmentation de cette part était de 3,67%, +3,23% dans les gros bourgs et +2,73% dans les zones rurales. Pour les pharmacies réalisant plus de 4 000 000 de chiffre d’affaires à l’année, la part du loyer a connu une croissance de +6,33% entre 2018 et 2019.

 

Dernière Minute : « Le-cedre-finance-éthique-est-reconnu-entreprise-solidaire-dutilite-sociale-esus »

 

Eclairage : Les habitudes de consommation en pharmacie avant et après la crise de la Covid-19

Les habitudes de consommation en pharmacie avant et après la crise de la Covid-19 :

La consommation en pharmacie de ville a radicalement changé depuis l’épidémie de la Covid-19. Une étude a été réalisé à partir des données du Système National des Données de Santé, sur 275 millions d’ordonnances. Une baisse significative de nouveaux traitements pendant le confinement est mise en avant : -39% pour les antihypertenseurs, -48,5% pour les antidiabétiques et -49% pour les statines. Les produits administrés par des professionnels ont également fortement diminués jusqu’à la fin du confinement et pendant la période post-confinement également : c’est le cas principalement pour les vaccins ainsi que les produits utilisés pour les actes médicaux (scanner, coloscopie, IRM). Sur cette même période, la vente d’antibiotique a chuté : -30 à 40% notamment chez les enfants de 0 à 19 ans : – 765 000 traitements antibiotiques. Cela est due notamment à la baisse des autres virus et infections pendant le confinement et l’ouverture partielle des crèches et écoles après cette période-ci.

Au contraire, lors du confinement et lors de la première semaine de post-confinement, l’utilisation des hypnotiques et des anxiolytiques ont augmentées : respectivement +6,9% et 1,2%. Cette période a généré du stress, de l’anxiété et des troubles du sommeil chez les patients. Certains médicaments ont vu leurs ventes explosées avec le virus : 1 million et demi de personnes ont achetées du paracétamol lors des semaines 12 et 13, les ordonnances de chloroquine ou d’hydroxychloroquine ont augmentées de 21% en semaine 10, 70% en semaine 12 et 145% en semaine 13.

« Usage-medicaments-de-ville-en-France-durant-l-epidemie-de-Covid-19 » Ordre des Pharmaciens

« Lles-effets-du-covid-19-sur-la-consommation-de-medicaments »Le Quotidien du Pharmacien

Le marché de la transaction en 2019

Le marché de la transaction en 2019

Les disparités pharmaceutiques se creusent selon la taille et l’emplacement géographique des officines avec le nouveau repli des prix des très petites officines et la légère progression des très grandes pharmacies : les moyennes n’ont donc plus de signification. 27 points séparent les officines réalisant moins de 1,2 millions d’euros de CA de celles réalisant plus de 2,4 millions de CA (contre 24 points l’année précédente). Néanmoins, le marché des transactions d’officines a trouvé son équilibre : 76% du CA HT. Un chiffre observé en 2015 et reconduit depuis 4 ans.

Le prix des officines s’est également stabilisé ces 5 dernières années : le marché a trouvé sa valeur économique avec la démographie des titulaires et la diminution des cessions. En fonction de la taille de l’officine, le ratio EBE diffère. Le prix économique moyen des officines est de 6,2*EBE. En dessous de 1,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, on observe un décrochage : la logique de risque est très forte. L’attractivité de ces dernières est en déclin selon les acquéreurs, les prix de vente sont donc bien en dessous de la moyenne du marché : les prix descendent de l’ordre de 30% du chiffre d’affaires. Au contraire, les grandes officines bénéficient de primes à l’achat : les prix de vente dépassent 90% du chiffre d’affaires HT, voir 100% dans certains cas.

Le CA des pharmacies inscrites à l’Ordre, a progressé de 2% en 2019 avec une augmentation de la marge brute globale en valeur et un EBE stable.

En 2019, on observe une baisse du nombre de cessions par rapport à la démographie des titulaires pour la première fois depuis 2015 (ces 36 dernières années, il avait augmenté de 18%). Le marché est en baisse de 7% par rapport à 2018. Les ventes parts augmentent encore, 1% en 2019, mais elles ne compensent pas le recul des cessions de fond. Les mutations totales sont en baisse de 4%.

Le taux de mutation est d’environ de 7% : on observe une disparité géographique sauf en Normandie et dans la zone PACA. Le marché est fluide si l’on exclut la zone de l’est.

Le nombre de départ à la retraite en 2019 a battu un nouveau record : 1670 départs. Les primo-accédants reprendront ces pharmacies : 1 transaction sur 2 est réalisée par un primo-accédant. Lors des premières installations, l’aspect géographique est important mais également le capital : les primo-accédants sont limités au niveau de ce dernier. Les titulaires vendeurs ne doivent pas perdre de vue qui sont leurs acquéreurs et quelles sont leurs limites : la logique de risque est différente.

ÉTUDE INTERFIMO

Quels impacts de la crise économique du Covid-19 sur la pharmacie d’officine ?

La crise du Covid-19 a également touché le secteur pharmaceutique. Il enregistre un mauvais mois d’avril (baisse de 20% du chiffre d’affaires) et un mauvais mois de mai. La vente de médicaments remboursables a diminué de 12,2% par rapport à l’année dernière et celle des médicaments non remboursables de 25,7%. Les médicaments prescris en ville sont ceux qui ont connus une plus grande baisse. Sur les 5 premiers de l’année 2020, le recul de chiffre d’affaires est de 4,2%.

Les résultats de cette crise varient selon la zone d’implantation de l’officine. Les régions les plus touchées sont la Bretagne, l’Ile-de-France et la Corse : elles enregistrent une baisse de leur trafic entre 10 et 16%. Les grosses officines sont celles qui connaissent la plus grande diminution de ce dernier : -21% durant la première quinzaine de juin pour les officines réalisant + de 7 millions d’euros de chiffres d’affaires et -15% pour celles réalisant un chiffre d’affaires situé entre 4,5 et 7 millions d’euros. Les officines réalisant un chiffre d’affaires en dessous de 2,3 millions, ont vu leur trafic diminué de 9%. De plus, les pharmacies situées dans les centres commerciaux subissent une baisse plus importante que les pharmacies situées en zone rurale : -13% contre -7%.

Néanmoins, la crise du Covid-19 a fait également émerger des points positifs. Tout d’abord, une augmentation importante des ventes en ligne dans le secteur pharmaceutique, suite à la baisse de fréquentation. Cela a permis de compenser en partie le chiffre d’affaires perdu pendant la période du confinement. Les produits qui ont été le plus vendus ont été les vitamines, les produits de beauté et les produits contre les allergies. Le click & collect et le portage ont également fait partie des stratégies afin de maintenir le contact avec la clientèle. D’ailleurs, certains pharmaciens souhaiteraient que les frais kilométriques engendrés par le portage des médicaments remboursables, soient remboursés par l’assurance maladie.

Ces services mis en place ont permis de renforcer la confiance et la proximité avec les patients. En effet, selon les sondages de l’Ifop et du groupe PHR, sur 1007 français interrogés en avril 2020, 94% font confiance aux pharmaciens en général. 97% ont confiance en leur médecin de quartier : un chiffre égal à la confiance accordée aux médecins généralistes et 74% estiment qu’ils ont un sentiment d’attachement pour leur pharmacie. Les services proposés lors du confinement seront probablement des nouvelles voies d’évolution pour le secteur pharmaceutique au vu des retombées positives de ces derniers.

« Quel-est-limpact-du-covid-19-sur-le-ca-des-officines » – Le Pharmacien de France

« La-reprise-economique-tarde-pour-l’officine » Le Quotidien du Pharmacien

« 97%-des-francais-ont-confiance-en-leur-pharmacien » Pharmaradio

« le-confinement-dope-la-vente-en-ligne » Le Quotidien du pharmacien

« Touchees-par-la-crise-les-pharmacies-esperent-rebondir-avec-le-deconfinement- » Les échos

Restart de Mobil-M : plus qu’une étude, un outil d’aide à la décision

Restart est une offre s’adressant aux pharmaciens qui portent un projet d’aménagement, d’agrandissement, de développement ou de transfert.

Il s’agit d’une offre inédite sur le marché de l’étude, qui a pour but d’aider les pharmaciens à faire les bons choix. Ce n’est pas une étude pré-formatée, mais bien l’analyse spécifique et personnalisée d’un point de vente et de son environnement.

L’étude permet en premier lieu de définir correctement la maille géographique du projet concerné. Bien souvent on omet d’évaluer correctement son champs d’activité : l’analyse primaire des piliers de l’exploitation grâce à une méthode itérative -clientèle, armature médicale, armature commerciale et concurrence- permet de déterminer précisément la zone géographique pertinente pour l’étude.

Restart permet ensuite d’analyser les risques et les opportunités de ce marché en prenant le filtre de la démographie et la clientèle potentielle et effective de la pharmacie considérée. Cette approche, dite de l’analyse d’écart, permet la comparaison entre la situation actuelle et la situation projetée ou potentielle.

L’étape suivante consiste à évaluer les caractéristiques de la zone de chalandise : le poids du marché théorique et l’application de taux de pénétration des zones primaires, secondaires et tertiaires valident une évaluation chiffrée de l’emprise de chiffres d’affaires du point de vente. On peut en déduire l’évasion potentielle de chiffres d’affaires sur des zones concurrentes et le déficit d’offre sur la zone de chalandise étudiée.

Nous nous appuyons également sur des références du secteur en terme de données.

L’étude analyse également les flux routiers à proximité du point de vente avec une très grande précision, grâce à la technologie développée par Roofstreet (voir l’éclairage). On peut aussi questionner cette plateforme sur l’origine des flux, ce qui permet de compléter l’analyse des risques et opportunités sur la zone de chalandise.

La connaissance du maillage médical est une des parties clés de l’étude. En effet au-delà de la démographie des médecins et de la mise en perspective des prescripteurs de l’officine, elle permet d’étudier la densité des actes sur zones, l’invasion ou l’évasion de consommation qui est directement corrélée aux achats en pharmacie sur une commune donnée. En parallèle, l’analyse du maillage commercial va apporter une vision dynamique des flux associés aux pôles d’attraction commerciaux sur la zone considérée.

L’étude apporte également une analyse complète de la structure concurrentielle, avec le profil des pharmacies sur la zone de chalandise, mais aussi les derniers évènements qui ont été observés et qui sont de nature à modifier les équilibres concurrentiels dans les années à venir.

Enfin, l’étude se porte sur l’implantation et le merchandising, en proposant des solutions personnalisées à la problématique du point de vente ou du futur projet d’exploitation.

L’étude Restart permet de valider ou invalider des hypothèses d’exploitation, de calibrer un projet. Elle facilite la décision d’investir ou de ne pas investir, grâce à l’évaluation qui est faite des risques et des opportunités inhérentes à l’environnement.

Restart procure des informations sensibles sur la zone de chalandise. C’est une approche drastique, expérimentée et indépendante, qui est le fruit de notre expérience dans la réalisation d’études de marché.

Pour plus d’information et pour télécharger la brochure :  https://www.mobil-m.com/offres/restart

 

Un projet de redéploiement de votre activité : comment calibrer votre investissement ?

PHAREXCEL intervient depuis 20 ans sur la gestion de projets officinaux, dès l’origine du projet, afin d’aider à calibrer correctement l’investissement.
Fort de contacts récents avec des pharmaciens motivés mais un peu perdus quant au chemin à suivre, il nous a semblé intéressant à travers cet éclairage de repréciser la méthode qui est la nôtre et l’accompagnement que nous proposons.

La première rencontre avec un porteur de projet est toujours un rendez-vous très plaisant car on a en face de nous un professionnel qui communique toute sa passion et ses envies, en partageant sa vision d’organisation de l’espace, de lumière, son projet d’équipe…

Cette première étape est toujours clé pour comprendre la nature du projet, la posture qu’incarnera l’équipe ainsi que le/la pharmacien(ne) en face de nous. Cela aboutit généralement à préciser le positionnement de l’officine future.

Verbaliser son projet de pharmacie donne l’énergie de surmonter tous les obstacles : les formalités, les négociations éventuelles entre confrères/consoeurs quand nécessaire, la recherche de financement, et enfin la maîtrise d’oeuvre… Vous connaissez toutes ces étapes clés.

Il y en a une cependant qui semble plus floue pour nombres des pharmaciens que l’on rencontre : le dimensionnement du projet.

Quelle surface ? Sur quel lieu d’implantation ? Pour quel investissement ? Pour quel retour ? Est-ce que je peux y prétendre financièrement ?

Cette litanie de questions est parfois éludée complètement. Soit parce que le lieu et l’enveloppe d’investissement sont prédéfinis, soit parce que le porteur de projet ne comprend pas l’intérêt d’investir dans « l’intelligence » de son projet pour prendre les bonnes décisions.

J’entends ici par « intelligence de projet » une aide à la décision : quel positionnement choisir fonction de la structure démographique de la clientèle sur la zone de chalandise potentielle. Autrement dit  » A quelle clientèle puis-je prétendre tant en qualité qu’en quantité ? « . Quelle emprise de chiffre d’affaires sera la mienne?

Mais également fonction de la structure concurrentielle : si mes concurrents principaux sont performants sur une offre plutôt qu’une autre (une pharmacie « low cost » et une pharmacie « médicale » spécialisée sur certaines pathologies ou services), quel positionnement me permettra d’émerger, pour quelle chiffre d’affaires sur ces segments (catégorie de produits) ?

En croisant toutes les informations liées aux piliers de l’exploitation (clientèle, concurrence, structure médicale, structure commerciale) avec des outils géo-stratégiques, on peut fournir une image fidèle du potentiel délivré par une typologie d’outil et de positionnement, pour ensuite valider un véritable projet d’exploitation économiquement performant – et parfois même plus ambitieux que celui initialement imaginé…

Les études de marché que nous produisons font l’objet d’une méthodologie éprouvée, elles sont aujourd’hui utilisées par un agenceur national pour leur pré-projet d’officine. Il faut savoir « perdre » un peu de temps en amont de son investissement pour préciser la bonne volumétrie de celui-ci. En effet, un transfert, un ré-agencement, un regroupement recèle parfois un potentiel inexploité…

 

 

Télémédecine, une vraie réalité !

Le Premier Ministre l’a dit, « 2018 sera l’année de la télémédecine ». La télémédecine se définit par des actes médicaux, réalisés à distance par le biais d’une visioconférence.

Et les français se disent prêts. En effet, 40% d’entre eux se déclarent favorables à cette nouvelle méthode de consultation. Cette nouvelle façon de consulter permettrait selon eux, plus de souplesse et de rapidité.

Depuis novembre 2017 déjà, les téléconsultations sont autorisées dans les maisons de retraite, et sont remboursées par l’assurance maladie. Les deux start-up Qare et Pharm Express, financées par l’assureur Axa, se sont associées afin de proposer un concept « clé en main ». C’est-à-dire, de la consultation à distance, à la livraison des médicaments au domicile ou encore sur le lieu de travail ou de vacances.

Le but de cette pratique vise notamment à lutter contre les déserts médicaux, ainsi qu’à faciliter l’accès aux soins des personnes peu mobiles ou âgées.

Sources :

https://www.la-croix.com/Journal/telemedecine-sera-bientot-realite-France-2018-04-24-1100934028#

http://www.leparisien.fr/societe/sante/telemedecine-se-faire-soigner-sans-se-deplacer-c-est-possible-06-05-2018-7701192.php

http://www.leparisien.fr/economie/2018-l-annee-de-la-revolution-de-la-telemedecine-08-04-2018-7652970.php

PRIX ET VALEURS DES PHARMACIES

Notre point de vue sur les conférences et études présentées à PharmagoraPlus 2018.

Le mois d’avril a nourri l’univers de la pharmacie de nombreuses publications et conférences organisées autour du salon professionnel PharmagoraPlus à Paris. Dans ce cadre, PHAREXCEL a pu participer à la conférence CGP ainsi qu’à la présentation de l’étude Interfimo sur les « Prix et la valeur des pharmacies », édition 2018. Il nous a paru opportun de revenir sur ces deux références de la profession concernant la valeur des officines, et de vous donner notre point de vue.

Pour rappel, ces chiffres traitent de l’année 2017.

 Toute analyse économique nécessite au préalable d’en dresser le contexte. Là-dessus tous les experts s’accordent :

–       le réseau est en pleine mutation avec une tendance lourde à la restructuration, à la concentration et au regroupement ; voire à la disparition des plus petites officines, indifféremment en secteur urbain ou rural.

–       le vieillissement de l’âge moyen des titulaires: le « papy boom » aura bien lieu et sera plus que jamais effectif en 2020, quand le nombre annuel de titulaires atteignant l’âge de 65 ans triplera (source ONP 2017).

–       l’activité est stable, comme le sont les marges et l’EBE dans leur globalité.

 Dans ce contexte :

–       le nombre de mutations (vente de fonds ou de parts sociales) est en accélération (+9%), porté régionalement par une croissance forte dans le Nord et Nord-Ouest.

–       le départ à la retraite reste le moteur essentiel de ces mutations (87%).

–       l’EBE retraité ou reconstitué devient définitivement la référence pour le prix de cession, et il progresse légèrement à 6,3 fois l’EBE en 2017 contre 6,2 fois en 2016.

–       l’Est et le Sud de la France pondèrent à la hausse ce chiffre (Grand Est, Corse, PACA et Occitanie ayant des prix de vente supérieurs à 7 fois l’EBE retraité, tout en représentant 20% du volume des mutations ! ).

–       la dispersion liée à la vente des « grosses » officines (qui représente une vente sur quatre) affecte ces moyennes. Cependant en dehors de ce phénomène le marché est plus homogène qu’il ne l’était il y a 10 ans.

–       la corrélation entre rentabilité et prix de vente est établie depuis 2015.

–       la stabilité des prix en pourcentage du CA HT (76%) ne permet pas de représenter la bipolarisation du marché entre petites et grandes officines.

–       on peut noter un CA « pivot » autour de 1,6M€HT : les prix baissent pour les pharmacies en-dessous de cette marque, les prix augmentent pour les pharmacies au-dessus.

–       en comparaison avec 2016, les prix des officines de centres commerciaux progressent de manière importante là où celles des centres-villes sont stables, et celles de quartier ou en ruralité baissent.

Le besoin de renouvellement des titulaires (et du réseau officinal) couplé à un manque d’apport pour les candidats repreneurs, pose un challenge critique pour la profession. Faute de solutions et de pro-activité sur ce sujet, la valeur des officines s’auto-corrigera à la hauteur des moyens des porteurs de projets, la banque ne souhaitant pas compenser ce manque de capital par une prise de risque plus élevée. Alors l’offre excèdera bientôt la demande de manière plus structurelle et généralisée, ce qui affectera immanquablement la valeur des officines de manière drastique.

Face à ce défi, Interfimo et CGP ont à leur manière listé les mécanismes déjà existants, mais ont exprimé leur souhait vers plus de créativité, voire de flexibilité des instances professionnelles pour pallier cette situation.

On peut questionner dans toutes ces approches statistiques le choix de la « moyenne » comme représentative de la réalité. La problématique de la notion de « moyenne » est d’avoir été trop facilement adoptée et de façon assez floue dans le langage courant. En effet la distribution étant largement biaisée par de toutes petites opérations ou par des très grosses, le choix de la « médiane » semblerait parfois plus approprié – notamment pour les chiffres régionaux où le nombre d’évènements reste inférieur à 100.

Le deuxième écueil à notre sens, provient du retraitement très aléatoire de l’EBE par les pharmaciens ou par leur conseil. En effet l’EBE référent n’est pas lissé sur plusieurs années donc son caractère plus aléatoire fragilise toute approche financière, et par là le financement même d’un dossier de reprise.

Nous devons malheureusement parfois justifier auprès des pharmaciens notre estimation de prix en comparaison avec ces moyennes, alors qu’elles ne constituent pas toujours une référence selon les cas de figure.

Dans un contexte actuel dans lequel l’offre et la demande sont déséquilibrées, les pharmaciens cédants devront faire preuve d’une plus grande implication en s’interrogeant sur les conditions minimums de reprise, plutôt que simplement sur un prix de cession.

INTERVIEW : Madame Guanaëlle Blasac – Pharmacien

Madame BLAZAC, pharmacien co-titulaire de la Pharmacie de l’Espace Lyautey associée à Châtellerault, a fait l’acquisition de l’officine de son employeur avec l’autre assistante de l’officine en juillet 2016.

  1. Le contexte 

Personnellement devenir Titulaire est la finalité de mes études et de mon diplôme, mon rêve et mon but étaient de m’installer.

Le départ en retraite de mon ancien patron a été une très belle opportunité après avoir acquis mon expérience en milieu rural, urbain et parapharmacie de grande distribution. J’avais fait le tour et je me sentais prête pour une installation.

 

  1. Impact de la reprise de mon ancien patron

Le fait de reprendre l’activité de mon ancien patron a été pour lui comme pour nous la plus belle opportunité. Pour lui de laisser son affaire qu’il a chéri toute sa vie à ses deux assistantes et pour nous une connaissance de l’outil, du personnel ( même si cela reste compliqué de passer du statut collègue à titulaire, la discussion et l’écoute restent la clé de la réussite) et de la clientèle. La passation s’est faite en

douceur et sans crainte.

 

  1. L’accompagnement Pharexcel

Quand j’ai pris connaissance que mon titulaire avait mis en vente son officine, je lui ai fait part de mon souhait de m’installer. Nous en avons longuement discuté et étudié  divers possibilités.

Mon associée ne souhaitant pas s’installer au départ, mon titulaire m’a présenté l’agence Pharexcel et Mr Garnier qui a étudié minutieusement le projet et recruté une tiers personne au profil adéquat pour une éventuelle association.

Ce projet a finalement avorté, l’avancement du projet a permis de convaincre mon associée de s’installer en association.

L’accompagnement de Pharexcel a été complet de A à Z, du prévisionnel au

montage financier en passant par les études de marché, les démarches administratives et juridiques avec pour notre région le premier montage

d’une société financière SPFPL « holding ».

 

  1. Un an après…

En quelques mots, nous avons un bilan positif et une immense satisfaction aussi bien personnelle que professionnelle et surtout aucun regret.

Les prévisionnels étaient très précis et bien fondés, car nous sommes parvenus à les honorer et même les dépasser. Ce qui est très positif, car nous craignons toujours des prévisionnels « gonflés » et non atteignables, ce qui n’a pas été du tout le cas du travail de Pharexcel.

 

  1. Avec du recul, referiez-vous un tel projet ?

Oui oui et encore oui…

Je referai exactement le même projet avec le même accompagnement. Nous avons pu grâce aux services de Pharexcel bénéficier d’une entière confiance mutuelle ( même pendant les phases de doutes car il y en a forcément ), des conseils et des explications adaptés à notre compréhension et d’une écoute et disponibilité irréprochables.

 

  1. Les conseils 

Certes l’engagement d’une agence de transaction a un coût qu’il faut prendre en considération, mais le bénéfice et l’accompagnement valent vraiment cet investissement.

C’est une sécurité, une garantie et surtout un suivi concret et précis durant toute la première année d’exercice.

Si nous nécessitons de nouveau un accompagnement de projet, je ferai sans

aucun doute appel au professionnalisme de Pharexcel.

 

SOINS DE SANTÉ DE DEMAIN & PATIENT DU FUTUR

Demain l’accès aux soins et le suivi des patients seront facilités par les nouvelles technologies.

Le patient devient un véritable acteur de son parcours de soins, comme avec le carnet de santé virtuel.

Suivre les patients, faciliter l’accès au soin, prendre des rendez-vous avec des spécialistes plus facilement, rendre la communication entre patient et médecin, et entre professionnels de la santé plus fluide : le cadre de la e-santé s’est élargi.

Si la sécurité des données de santé reste un réel enjeu, héberger des données en ligne permet de simplifier le parcours de soins, de démocratiser un mode de vie plus sain, et également de faciliter l’établissement d’un bon diagnostic (selon Siemens 35% des erreurs médicales sont imputées à un accès trop morcelé à l’information médicale, ce que pourrait éviter le partage de données).

Le patient du futur sera ultra-connecté et informé.

Anne-Cécile Cormerais, titulaire de la pharmacie Saint-Vincent au Pallet (44) et co-fondatrice de l’application Mypharmaplus délivrant conseils, tutoriels et autotests pour répondre aux besoins des patients (www.mypharmaplus.fr), nous fait part de sa vision.

« Nous notons déjà des demandes croissantes pour plus d’informations et de rendez-vous santé & bien-être (diététicien, esthéticienne…) chez les seniors comme chez les plus jeunes.

Par voie de conséquence, la pharmacie va devoir évoluer et devenir un véritable « centre de bien-être » pour accompagner ses clients dans leur quête de « bien grandir », « bien vieillir », « bien vivre »…

Les pharmaciens doivent donc d’ores et déjà préparer cet avenir pour devenir de véritables acteurs, voire des précurseurs de la santé de demain :

  • Dans les services qu’ils proposent : diagnostics à domicile, organisation de rendez-vous diététiques, élaboration de partenariats avec d’autres acteurs santé…
  • Dans tout le parcours de leur client : tablettes tactiles permettant de diffuser des informations santé, applications en linéaires pour des conseils intelligemment associés, site internet avec accessibilité en ligne des dossiers patients, actualité sur les réseaux sociaux, partage de contenu ciblé via des newsletters adaptées… »

Pour aller plus loin, voici 8 prédictions pour 2030 données par le site Santé Médecine.

  1. Plus informé, plus exigeant, le patient devient co-acteur de ses propres soins de santé

En 2030, la médecine sera 4P :

  • Préventive : par le biais d’entretiens orientés (nutrition, hygiène de vie, surpoids, tabac etc.)
  • Prédictive : vente ou location d’outils sur-mesure
  • Personnalisée : médecine personnalisée, impression 3D, suivi du patient
  • Participative : le pharmacien devra sortir de son officine

 

  1. Le patient ne regarde plus simplement ses progrès cliniques, mais aussi sa qualité de vie

En 2030, les patients utiliseront de façon régulière des applications mobiles santé.

Le marché des applications mobile en santé est en pleine croissance, les revenus provenant des applications e-santé et leurs services atteindront 31 milliards de dollars US en 2020.

  1. Les données sur la santé transforment les soins, et les outils permettent de prédire le futur du patient

En 2030 le « big data » est de plus en plus omniprésent. Si la confidentialité et la sécurité des données restent des préoccupations, le partage de données ouvre de nombreuses possibilités, permettant de mieux prévenir, diagnostiquer et traiter les patients.

  1. La communication est centrée sur le patient

En 2030, les organismes de santé s’engagent auprès des patients par le biais des médias sociaux.

  1. Les consultations à distance remplacent les visites en cabinet médicales

En 2030 la télémédecine favorise l’accès aux soins et facilite les diagnostics des patients. La maison est l’endroit où une grande partie des soins médicaux a lieu, ne se limitant plus aux cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux. De nombreux rapports patients médecin sont désormais virtuels et offrent la possibilité aux patients de recevoir des soins à domicile.

  1. Le secteur pharmaceutique innove

En 2030, au-delà de l’efficacité des médicaments, les pharmacies travaillent à améliorer l’expérience consommateur en matière de soins de santé, en innovant pour offrir des partenariats pour les diagnostics, l’analyse de données, la fourniture de soins privés et publics.

  1. L’hôpital est pensé pour les patients et les médecins

En 2030, l’internet des objets (IoT) permet d’améliorer l’accessibilité, l’efficacité et la qualité des soins pour des patients satisfaits.

  1. La robotique, technologie et intelligence artificielle (IA) font leur entrée en salle d’opération

En 2030 la robotique, les lunettes à réalité augmentée, l’impression 3D et l’IA font partie intégrante d’une opération chirurgicale et favorisent la chirurgie mini-invasive.

 

Sources : Infographie : Site Santé Médecine – le patient du futur et les soins de santé de demain

06/10/2017 https://site-sante-medecine.ca/le-patient-du-futur-les-soins-de-sante-de-demain/

Doc archive veille « Evolution du métier de pharmacien » mai 2016, Le quotidien du pharmacien n3266

https://www.hospitalia.fr/Donnees-de-sante-le-patient-au-coeur-de-la-medecine-de-demain_a1142.html