1 solution contre les braquages à l’officine : la caisse sécurisée

En ville ou en milieu rural, les officines sont de plus en plus concernées par les cambriolages et les braquages. Pour se prémunir contre cette recrudescence, la caisse sécurisée peut être une des solutions. Inventée il y a une vingtaine d’années en Suède, on en compte aujourd’hui 3.000 en France dans les commerces de proximité. Outre l’aspect sécuritaire, cet automate est plus efficace car la machine rend la monnaie en un temps record et plus hygiénique car les pharmaciens n’ont plus à manipuler les espèces et les médicaments.

Mais tous ces avantages ont un prix car cette caisse sécurisée coûte en moyenne 25 000 euros. Un investissement généralement rentabilisé en cinq ans. Il est aussi possible de la louer, pour environ 400 euros par mois. Cependant, il ne faudrait pas que ce type de caisse décourage les patients et engendre une baisse de la fréquentation dans la pharmacie. Qu’en pensez-vous ?

10 raisons qui freinent le développement de l’industrie du médicament?

 

Dernièrement, les entreprises du médicament (LEEM) viennent de publier un livret exposant les 10 raisons de faire autrement que la politique de santé actuelle et que celle prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2016. Les 10 raisons qui pourraient entraver le développement de l’industrie du médicament en France.

Voici le détail de ces 10 raisons :

  1. Une régulation économique toujours plus lourde mais qui ne résout pas le déficit de l’assurance maladie
  2. La France, seul pays européen durablement en récession
  3. Un accès au marché parmi les moins rapides d’Europe
  4. Un repli historique des exportations
  5. Le pays le moins attractif d’Europe en termes de fiscalité générale et sectorielle
  6. Des effectifs en recul constant ces dernières années
  7. Des indicateurs au rouge en termes scientifique et industriel
  8. Un étranglement des prix français
  9. Une neutralisation du levier de la dépense par habitant
  10. Une croissance de consommation parmi les plus faibles d’Europe

Le digital et les objets connectés, l’avenir de la pharmacie ?

Depuis quelques jours, en tant que pharmacien, vous avez, peut être, eu l’occasion de découvrir la nouvelle enseigne connectée « Ma Pharmacie Référence » du groupe PHR. Un nouveau concept de pharmacie qui a choisi de miser sur le 2.0 avec notamment des tablettes, un Web bar et une borne d’accueil. L’objectif : répondre aux attentes et comportements des patients d’aujourd’hui et de demain. De l’autre côté de l’Atlantique, dans la région de Montréal, un pharmacien utilise des tablettes pour suivre l’état de santé de ses patients à distance. Son projet : « la pharmacie 3.0 » (encore plus en avance que PHR) pour lequel il a recruté une quarantaine de personnes âgées toutes autonomes, mais pour certaines ayant des maladies chroniques comme le diabète. Autant de projets qui nous font constater que les services à l’officine comme le métier du pharmacien sont peut être en train de muer et d’évoluer. Et, vous, avez-vous déjà intégré le web dans votre pharmacie ?

 

Vente de médicament à l’unité : 1er bilan, un an après le lancement !

Souvenez-vous, il y a 1 an, une centaine de pharmacies se portaient volontaires pour expérimenter la vente de médicament à l’unité avec pour objectif de lutter contre le gaspillage et de réduire, ainsi, le déficit de la sécurité sociale. Peut être vous même avez-vous aussi participé à cette expérimentation. Aujourd’hui, quel est leur constat ? Le bilan est plutôt mitigé de la part de ces pharmaciens. En effet, le manque de traçabilité (des médicaments sans boite et donc sans n° de lot indispensable pour prévenir le patient en cas de problème, des gestions des stock compliquées, des risques d’erreur dans la manipulation artisanale des médicaments…) et les lourdeurs administratives remettent en cause ce dispositif à l’essai. Un premier rapport est attendu au mois de décembre. A l’issue de ses conclusions, le Ministère de la Santé devra décider des suites à donner. Affaire à suivre…

Une officine ferme tous les 2 jours en France

C’est un fait : une officine ferme tous les 2 jours en France. C’est ce qui ressort des derniers chiffres publiés le mois dernier par l’Ordre des pharmaciens concernant les fermetures d’établissements. Ainsi, en 2014, ce sont 151 officines de pharmacie qui ont mis la clé sous la porte. Et sur les six premiers mois de 2015, le phénomène tend à s’accélérer puisque déjà 99 pharmacies ont fermé définitivement. Plusieurs raisons sont évoqués par Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre : « La crise économique qui touche les pharmacies, la diminution des volumes de prescriptions ou encore la baisse des prix des médicaments… Autant de raisons qui fragilisent l’économie de la pharmacie ». Un constat aussi qui pourrait menacer certains territoires ruraux de devenir des déserts pharmaceutiques. De notre côté, nous aimons aussi retenir que de nombreuses pharmacies trouvent des solutions en se regroupant. Des opérations délicates, des projets humains qui représentent à la fois des alternatives efficaces à la baisse de rentabilité des pharmacies, et de véritables opportunités pour des pharmaciens qui ne parviennent pas à vendre leur officine.

Cession : vos salariés doivent être informés

La loi sur l’économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 impose au chef d’entreprise d’avertir ses salariés s’il souhaite céder. Et ce, afin qu’ils puissent présenter une offre de rachat s’ils le souhaitent. Effective depuis le 1er novembre 2014, cette mesure s’applique aussi aux pharmaciens. Sont concernés les adjoints qu’ils soient en CDD en CDI, à temps plein ou partiel. Le délai d’information est de deux mois avant la réalisation de la cession. Celle ci peut intervenir lors d’une réunion organisée à l’initiative du pharmacien qui peut également informer ses salariés concernés par la remise d’une note en main propre ou l’envoi d’un courrier. En aucun cas, l’offre éventuelle d’un salarié ne peut être jugée prioritaire. Sachez toutefois, qu’en cas de manquement à cette obligation d’information préalable, la nullité de la cession peut être prononcée.

Dispensation à l’unité : le projet qui divise


En septembre dernier, les agences régionales de santé de 4 régions ont lancé un appel aux pharmaciens volontaires pour tester la dispensation à l’unité de certains antibiotiques. La revue Pharma a sondé les professionnels de la pharmacie pour recueillir leur avis sur cette mesure qui divise. En effet, si 89% des pharmaciens titulaires ne sont pas favorables à la dispensation d’antibiotiques à l’unité, 51% des adjoints, 61% des préparateurs et 53% des étudiants y sont favorables. A la question de savoir si ce dispositif sera porteur d’économies conséquentes pour l’Assurance maladie, seuls 5% des titulaires estiment que oui, contre 25% des adjoints, 48% des préparateurs et 37% des étudiants (source Revue Pharma, octobre 2014).

Le sondage qui fait hurler les pharmaciens

Peu avant Noël, l’association de consommateurs Familles Rurales a dévoilé son Observatoire des prix des médicaments non remboursables pour l’année 2014. Ce document étudie l’évolution des prix et met en exergue les différences de prix entre les officines. Des écarts variant de 2 à 4 fois le prix selon les pharmacies y sont constatés. Cette étude a été largement reprise par de nombreux médias, ne reprenant que les écarts jugés considérables, faisant bondir plus d’un pharmacien. Si elle note que les prix sont globalement plus chers dans les pharmacies ne faisant pas partie d’un groupement, l’étude n’explique pas ces variations. Quid des pharmacies isolées en zones rurales dont les couts de livraison sont plus importants ? Quid des différences de chiffres d’affaires des officines, quid des différences de couts d’exploitations ? Ces variations de prix trouvent leur justification. Encore aurait-il fallu livrer une analyse objective de la situation.

Des pharmaciens de plus en vieux


Le rapport démographique 2014 de l’Ordre des pharmaciens est sans appel. La moyenne d’âge de la population pharmaceutique s’élève à 46,5 ans. Un chiffre qui atteint même 49,5 ans chez les titulaires d’officine, illustrant la moyenne d’âge la plus élevée. L’Ordre se veut toutefois rassurant, indiquant que la courbe de vieillissement devrait ralentir à l’horizon 2020. En effet, d’ici là, les titulaires actuels devraient prendre leur retraite et les jeunes pharmaciens issus de la réévaluation du numérus clausus de 2004 arriveront plus nombreux sur le marché.