INTERVIEW : Cédric LEFORT, Président de Pharmaradio

Une nouvelle webradio dédiée aux professionnels de la pharmacie:

Cédric LEFORT, Président de Pharmaradio, nous présente le concept de sa webradio dédiée à la pharmacie, lancée en janvier dernier.

 

  1. Pourquoi la création de Pharmaradio ?

La nécessité des pharmaciens et à ses équipes de s’informer pour exercer leur métier est évidente, mais malheureusement le temps leur manque.

La radio s’avère être le média idéal pour remplir cette mission. En effet c’est le seul media qui permet d’avoir deux activités simultanées : on peut s’informer tout en agençant son officine ou en étant au volant de son véhicule.

 

  1. Quel est le concept de cette radio ?

Pharmaradio est une radio digitale, entièrement gratuite, d’information en continu à l’attention de la communauté des pharmaciens.

La radio est uniquement réservée aux professionnels de la santé, sur inscription gratuite, conformément aux directives de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament).

L’objectif est d’adresser un contenu professionnel et scientifique, avec la convivialité et la spontanéité que seul le media radio peut offrir.

Pharmaradio est très facilement accessible via nos applications mobiles ou notre site internet www.pharmaradio.fr. Tous les contenus sont également disponibles en podcast pour s’adapter aux différentes habitudes des auditeurs.

 

  1. Quelle est la valeur ajoutée de ce service ?

Pharmaradio offre au pharmacien une information quotidienne précise sur son secteur d’activité : la pharmacie.

Elle donne également la possibilité aux pharmaciens de réagir sur des sujets et de poser des questions aux invités présents dans les émissions.

 

  1. Quelles sont vos cibles d’auditeurs ?

Nos auditeurs sont tous les professionnels de la pharmacie au sens large.

Pharmaradio est la radio de tous les pharmaciens : titulaires, adjoints, préparateurs, hospitaliers dans l’industrie pharmaceutique et étudiants. Elle touche également d’autres professions de santé connexes à la pharmacie.

 

  1. Quel avenir pour Pharmaradio ?

Pharmaradio souhaite s’installer durablement dans l’univers de la pharmacie, qui l’a très bien accueillie depuis son lancement.

Toute notre équipe compose un programme qui accompagnera le pharmacien et ses équipes dans son quotidien et dans la transformation de son métier.

Nous souhaitons devenir, à termes, un véritable outil de travail.

 

  1. Quelles sont vos prochaines actualités ?

Pharmaradio sera présente sur les événements de la profession (congrès, salons, Journée de l’Ordre…).

Nous travaillons également à une solution intégrée de sonorisation des officines avec nos partenaires Sonos et Cobra. L’objectif étant de proposer une solution digitale, facile d’installation et très agile dans son utilisation.

Pharmaradio Officine sera un programme radio pensé spécifiquement pour l’accueil de la clientèle des pharmaciens et de l’équipe officinale.

Internet et pharmaciens : chiffres et avantages

Si un pharmacien sur deux déclare consulter internet régulièrement, pour 60 % d’entre eux, c’est même un véritable outil de formation. Un quart des officines possèdent un site vitrine et seulement 5 % ont un site marchand proposant des médicaments.

 

Site marchand ou pas, il est important pour une officine de surveiller sa e-réputation (interroger les moteurs de recherche, observer les avis, etc.). Pour cela, la pharmacie peut installer une veille grâce à des systèmes d’alertes tels que : Google alertes, Feedly, Scoop it ! et ainsi suivre son actualité, mais aussi celle en lien avec son métier.

 

Alors que seulement 2 % des officines possèdent une page Facebook, se sont 30 % des pharmaciens qui consultent ce réseau tous les jours. Les réseaux sociaux permettent aux pharmaciens de pouvoir échanger avec leurs clients, de partager leurs horaires, actualités ainsi que de répondre à leurs interrogations.

 

Sources

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2017/05/24/e-reputation-de-votre-officine-les-6-cles-du-succes_266469?xtor=EPR-2-%5BNL_quotidienne%5D-20170524#utm_source=qph&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20170524&utm_campaign=NL_quotidienne

http://pharmagest.com/infographie-pharmaciens-internet/

 

Médical Lafayette : ses magasins dédiés aux seniors

Le groupe Lafayette a créé un nouveau concept : Médical Lafayette, dédié au bien-être à destination des seniors. L’enseigne, mise sur une offre large, découpée en six univers produits : « confort & santé », « nutrition & diététique », « mobilité & actif », « orthopédie & textile », « connecté & vitalité » et « soins & hygiène ».

L’enseigne, propose également des services de location de matériel médical, du service à la personne : livraison de repas, entretien du domicile, etc. De plus, Médical Lafayette, offre des accompagnements personnalisés et s’entourent de professionnels tels que des : orthopédistes, sages-femmes et aides-soignantes.

Ce concept original n’est présent qu’à Toulouse pour le moment, mais le groupe souhaite développer l’activité à l’échelle nationale, avec l’ouverture de 55 boutiques d’ici fin 2019. Ses magasins d’au moins 150 m² seront implanté en centre-ville. Lafayette cultive ses prix réduits et son large choix de références, qui ont fait son succès, même sur sa gamme professionnelle.

Sources

https://www.lsa-conso.fr/photos/medical-lafayette-le-concept-original-dedie-au-bien-etre-des-seniors-en-images,262423/au-centre-de-toulouse.2#anchorGalleriehttps://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/a-toulouse-la-parapharmacie-lafayette-lance-un-nouveau-concept-unique-en-france_3859285.html

https://www.lesechos.fr/01/06/2016/LesEchos/22203-111-ECH_lafayette-conseil-va-lancer-une-enseigne-de-materiel-medical.htm

Une nouvelle évolution dans les missions des pharmaciens… en Suisse

En Suisse, exactement dans la ville de Berne, bientôt les pharmaciens pourront délivrer des médicaments aux patients sans ordonnance. Le patient ne sera, donc, plus obligé d’aller systématiquement chez le médecin pour obtenir en pharmacie des produits soumis à ordonnance. Le Conseil fédéral suisse (pouvant correspondre à notre gouvernement en France) définira dans une liste les médicaments concernés pour être mis en œuvre au 2nd semestre 2017. Une nouvelle avancée en Suisse dans le développement des missions du pharmacien en tant que professionnel de santé. A voir si cela peut donner des idées à nos décideurs en France ???

Pharmanity, le tripadvisor de la pharmacie

Connaissez-vous Pharmanity ? Peut être votre pharmacie est-elle déjà référencée sur cette plateforme qui recense déjà 520 pharmacies et qui a pour objectif de référencer les officines en France afin d’aider le patient à trouver un médicament un médicament manquant, s’informer sur le prix d’un produit de parapharmacie, repérer un dépistage proposé par une pharmacie… Comment cela fonctionne ? Le patient saisit ce qu’il recherche dans un champ « Quoi » : un produit, un service (dépistages, entretiens pharmaceutiques) ou un domaine de spécialisation (phytothérapie, micronutrition, lait infantile, etc.). Il saisit l’adresse où il souhaite rechercher cette information ou se géolocalise, et accède immédiatement à l’ensemble des informations des pharmacies inscrites sur Pharmanity. Pour mettre à disposition vos informations, il est nécessaire que la pharmacie se soit inscrite pour référencer ses produits et ses informations plus spécifiques.

Pharmanity, c’est également le « Tripadvisor » de l’officine puisqu’il permet aux internautes de décerner des étoiles et de déposer des avis.

Amazon : à l’attaque du marché officinal

Déjà présent, aux États Unis, sur les segments des fournitures de dispositifs médicaux et des médicaments sans ordonnance aux États-Unis, Amazon réfléchit, maintenant, à se lancer dans la vente en ligne de médicaments sur prescription. Outre un catalogue étoffé de fournitures médicales (tensiomètres, pansements…), la réglementation américaine l’autorise déjà à vendre sur internet toutes sortes de médicaments sans prescription (anti-douleurs comme l’Advil, anti-allergies comme le Zyrtec). Mais Amazon souhaite aller plus loin… Au Japon, il teste déjà la vente en ligne et la livraison rapide (le jour même de la commande) de médicaments nécessitant une consultation auprès d’un pharmacien avant l’achat, sur son site web. Avant de passer des commandes, les clients japonais doivent décrire en ligne leurs symptômes et leurs antécédents médicaux via un formulaire mis à leur disposition sur le site d’Amazon. Les articles ne leur sont ensuite livrés à domicile qu’après approbation par un pharmacien. Mais le marche des médicaments sur prescription reste, en Europe, très régulé. A voir maintenant comment ce géant du e-commerce pourra réussir à s’affranchir de cette réglementation pour réussir à imposer son modèle en France…

Dispensation à l’unité : des premiers résultats

Dans le cadre de la course à la présidence, le sujet de la dispensation à l’unité est de retour. Faut-il délivrer le nombre exact de médicament dont le patient a besoin ? Découvrons les 1ers résultats d’une expérimentation, menée entre 2014 et 2015, dans une centaine de pharmacies et sur certains médicaments, encadrée par les Agences Régionales de Santé (ARS) et l’ordre des pharmaciens. Ainsi, la pratique a été plutôt bien acceptée par les patients. Seulement 19 % d’entre eux ont refusé de se voir délivrer les médicaments à l’unité au cours de l’expérimentation et dans six cas sur dix, le conditionnement n’était pas adapté à la prescription, ce qui a occasionné une dispensation à l’unité. Et surtout, il y a eu 2 fois moins d’inobservants, c’est-à-dire de patients qui n’ont pas pris leur traitement correctement et jusqu’à la fin. Au terme de leur traitement délivré à l’unité, les patients étaient moins nombreux que les autres à déclarer vouloir utiliser ultérieurement les antibiotiques en automédication.  Des résultats donc plutôt encourageants. Cependant, il ne faut pas oublier que la délivrance à l’unité pourra affectée la traçabilité du médicament et le nombre d’erreur liée à la découpe artisanale pourrait augmentée. A voir sur le long terme…

Un nouveau site des aides publiques pour les entreprises

Dans le cadre du programme de simplification en faveur des entreprises, la Direction générale des entreprise (DGE) et l’institut supérieur des métiers ont décidé la mise en place d’une base de données dédiées aux aides publiques aux entreprises pour accompagner les pharmaciens et les entrepreneurs : aides-entreprises.fr. Ce site recense plus de 2 000 aides financières, classées par besoin ou zone géographique et indique l’ensemble des aides financières à l’échelle locale, nationale ou européenne ou des établissement publics. Il permet aussi d’orienter le demandeur vers l’interlocuteur de référence sur chaque dispositif visé. Construite selon une approche collaborative avec les organismes publics délivrant des aides financières aux entreprises, cette base de données permet de garantir un accès gratuit à une information fiable, actualisée et homogène sur tout le territoire à l’ensemble des acteurs publics et privés concernés.

Loi de finance : de nouvelles dispositions intéressantes pour les professionnels libéraux en 2017

  • Les SISA pourraient opter pour l’IS

La SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires) est un cadre juridique pour l’exercice regroupé des professionnels de santé libéraux en maison de santé pluridisciplinaire (MSP). Elles ont donc pour objet la mise en commun de moyens pour faciliter l’activité professionnelle de chacun des associés et l’exercice en commun, par ses associés, d’activités de coordination thérapeutique, d’éducation thérapeutique, ou de coopération entre les professionnels de santé. Afin de favoriser le fonctionnement des maisons de santé, les parlementaires ont proposé d’ouvrir la possibilité aux SISA d’opter pour l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IS). Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017, les SISA pourront opter pour l’IS et donc bénéficier du nouveau taux réduit applicable aux PME. Dans ce cadre fiscal, la SISA augmente sa capacité de remboursement tout faisant bénéficier ses associés d’un régime fiscal favorable. Nous conseillons donc aux associés d’une SISA de se rapprocher de leur conseiller fiscal afin d’évoquer tous les tenants et les aboutissants.

  • Taux de l’IS réduit pour les PME

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017, le taux de l’IS est réduit pour les petites et moyennes entreprises (PME) au sens du droit communautaire c’est à dire les entreprises ayant moins de 250 salariés et un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 M€ ou un total bilan annuel n’excédant pas 43 M€.

  • Le prélèvement à la source de l’IR et des prélèvements sociaux

En pratique, il s’agit d’un changement des modalités de perception de l’impôt sur le revenu qui serait alors perçu directement l’année de perception des revenus et non plus l’année suivant la perception de ces derniers.

Pour en savoir plus, nous vous conseillons de consulter l’article dédié à ce sujet sur notre blog : http://www.phar-excel.fr/prelevement-des-impots-a-la-source-ce-que-cela-signifie/

La communication à l’officine évolue

Dans un contexte économique difficile, les pharmaciens souhaitent acquérir plus de flexibilité concernant les actions de communication qu’ils peuvent mettre en place. C’est la raison pour laquelle l’Ordre national a proposé de faire évoluer les règles qui régissent la communication à l’officine. Voici, en quelques points les propositions évoquées :

  • La carte de fidélité pourra être dorénavant au nom propre d’une pharmacie et pourrait devenir autorisée pour les produits hors monopole. En revanche, elle resterait interdite pour les médicaments, les dispositifs médicaux et les nouvelles missions du pharmacien.

 

  • Si la distribution de documents publicitaires en faveur de l’officine, de ses produits et prestations ou activités n’est toujours pas autorisée, certaines formes de publicité en dehors de la pharmacie vont l’être : sur des panneaux situés à proximité immédiate de l’officine, ainsi que sur les voitures de la pharmacie. Il serait possible d’y inscrire le nom de l’officine, le sigle, le logo, les coordonnées, horaires, prestations et activités réglementaires autorisées.
  • Autorisation pour les groupements de pharmaciens de communiquer mais seulement au travers de campagnes de prévention ou de promotion de santé publique

Ces propositions doivent être transmises au ministère de la Santé qui décidera ou non de leur application. Affaire à suivre…