Simplification des créations, transferts et regroupements des officines pharmaceutiques

Le décret du 30/7/18 précise que toute demande de création, transfert ou regroupement d’officines doit passer par le Directeur Général de l’ARS (Agence Régionale de Santé) du lieu en question.

Cela vient confirmer l’ordonnance du 03/01/18 sur laquelle Pharexcel s’était exprimé.

  • Ce décret se propose d’assurer l’approvisionnement d’une commune en médicaments par un rééquilibrage du réseau officinal entre les zones plus denses et celles moins denses.
  • Ce décret renforce surtout les pouvoirs de l’ARS au niveau régional.

 

On peut donc formuler l’espoir que les ARS seront motivées pour restructurer le réseau avec pragmatisme et bon sens, et que le jeu de pouvoir entre les syndicats de tous bords, les CROPs (Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens) et les communes ne viendra pas nuire à l’intérêt général et tuer des projets légitimes.

Quand les GAFA s’attaquent au marché de la santé !

GAFA, c’est le terme utilisé pour désigner les quatre entreprises les plus puissantes de l’économie numérique, à savoir : Google, Apple, Facebook et Amazon. Le marché de la santé les attire, toutes ont déjà fait irruption dans ce secteur d’activité de façon propre à chacune, récapitulatif :

 

  • Google : est la GAFA la plus active sur ce secteur, avec Alphabet, la maison mère, il créer des divisions dédiées aux sciences de la vie (Verily), au vieillissement (Calico) et à l’apprentissage profond (Deepmind). Il travaille également avec Sanofi, Novartis et GSK, sur des problématiques liées au diabète et au cancer. Google créé des centres de santé dans les villes américaines les plus démunis. L’entreprise à également pour projet de « cartographier la santé humaine » en recrutant 10 000 volontaires acceptant de partager leurs données de santé, via des objets connectés.

 

  • Apple : via ses produits grand public, comme les iPhone et les Apple Watch, la firme propose des applications liées aux domaines de la santé et du bien-être (Health). Les données récoltées peuvent être stocké, et même partager avec des chercheurs (Research Kit).

 

  • Facebook : se concentre sur la réalité virtuelle avec Oculus, qu’il a racheté en 2014. De plus, le réseau social a créé un format publicitaire spécifique pour les laboratoires pharmaceutiques, pour promouvoir leurs médicaments et afficher des informations légales sur le réseau.

 

  • Amazon : après l’obtention de la licence de pharmacie dans plusieurs Etats américains. Le géant s’associe avec le conglomérat Berkshire Hathaway et la banque JPMorgan Chase pour créer une assurance santé commune à but non-lucratif, à destination de leurs salariés, tout d’abord. Également, Amazon a investi dans Grail, une start-up qui travaille sur la détection de cancers.

 

Sources

https://www.usine-digitale.fr/article/google-amazon-facebook-apple-quels-sont-leurs-projets-dans-la-sante.N646518

https://www.usinenouvelle.com/article/la-sante-prochaine-cible-des-gafa.N648118

Recherchons candidats à l’installation pour…

Lot et Garonne : CA 2,9M€ HT

Sur commune active, sur axe passant avec gros environnement commercial, deux officines à regrouper. Potentiel réalisable en croissance supérieur à 3 M€. Prix de cession raisonnable. Idéal 2 diplômes conjoints ou associés.

Apport nécessaire : 450K€

 

Haute-Garonne : CA 3,4M€ HT

Pharmacie sur commune 10000 habitants. Emplacement idéal .Grande surface de vente et potentiel à développer. Effet ZRR optimal.

Apport nécessaire : 500K€.

 

Maine et Loire : CA 1,1M€ HT

À vendre pour projet de ré-installation. Progression depuis 2 ans. Idéal primo-accédant. Commune 2000 habitants secteur Saumur. Bonne rentabilité.

Apport nécessaire : 100K€.

 

Vendée : CA 1,5M € HT

À vendre belle officine moderne sur secteur dynamique et protégé. Idéal primo-accédant.

Apport nécessaire :  150 à 200K€.

 

Deux Sèvres : CA 1,9M€ HT

Pharmacie semi rurale en expansion sur ville-centre. Bel environnement médical. Axe passant.

Apport nécessaire : 200 à 250K€.

 

Gironde : CA 1,2M € HT

Pharmacie dans la CUB avec environnement médical en développement.

Officine de quartier. CA stable en progression (+10% en 2018). Très bonne marge de progression.

Apport nécessaire : 150 à 200K€.

INTERVIEW : Cédric LEFORT, Président de Pharmaradio

Une nouvelle webradio dédiée aux professionnels de la pharmacie:

Cédric LEFORT, Président de Pharmaradio, nous présente le concept de sa webradio dédiée à la pharmacie, lancée en janvier dernier.

 

  1. Pourquoi la création de Pharmaradio ?

La nécessité des pharmaciens et à ses équipes de s’informer pour exercer leur métier est évidente, mais malheureusement le temps leur manque.

La radio s’avère être le média idéal pour remplir cette mission. En effet c’est le seul media qui permet d’avoir deux activités simultanées : on peut s’informer tout en agençant son officine ou en étant au volant de son véhicule.

 

  1. Quel est le concept de cette radio ?

Pharmaradio est une radio digitale, entièrement gratuite, d’information en continu à l’attention de la communauté des pharmaciens.

La radio est uniquement réservée aux professionnels de la santé, sur inscription gratuite, conformément aux directives de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament).

L’objectif est d’adresser un contenu professionnel et scientifique, avec la convivialité et la spontanéité que seul le media radio peut offrir.

Pharmaradio est très facilement accessible via nos applications mobiles ou notre site internet www.pharmaradio.fr. Tous les contenus sont également disponibles en podcast pour s’adapter aux différentes habitudes des auditeurs.

 

  1. Quelle est la valeur ajoutée de ce service ?

Pharmaradio offre au pharmacien une information quotidienne précise sur son secteur d’activité : la pharmacie.

Elle donne également la possibilité aux pharmaciens de réagir sur des sujets et de poser des questions aux invités présents dans les émissions.

 

  1. Quelles sont vos cibles d’auditeurs ?

Nos auditeurs sont tous les professionnels de la pharmacie au sens large.

Pharmaradio est la radio de tous les pharmaciens : titulaires, adjoints, préparateurs, hospitaliers dans l’industrie pharmaceutique et étudiants. Elle touche également d’autres professions de santé connexes à la pharmacie.

 

  1. Quel avenir pour Pharmaradio ?

Pharmaradio souhaite s’installer durablement dans l’univers de la pharmacie, qui l’a très bien accueillie depuis son lancement.

Toute notre équipe compose un programme qui accompagnera le pharmacien et ses équipes dans son quotidien et dans la transformation de son métier.

Nous souhaitons devenir, à termes, un véritable outil de travail.

 

  1. Quelles sont vos prochaines actualités ?

Pharmaradio sera présente sur les événements de la profession (congrès, salons, Journée de l’Ordre…).

Nous travaillons également à une solution intégrée de sonorisation des officines avec nos partenaires Sonos et Cobra. L’objectif étant de proposer une solution digitale, facile d’installation et très agile dans son utilisation.

Pharmaradio Officine sera un programme radio pensé spécifiquement pour l’accueil de la clientèle des pharmaciens et de l’équipe officinale.

Internet et pharmaciens : chiffres et avantages

Si un pharmacien sur deux déclare consulter internet régulièrement, pour 60 % d’entre eux, c’est même un véritable outil de formation. Un quart des officines possèdent un site vitrine et seulement 5 % ont un site marchand proposant des médicaments.

 

Site marchand ou pas, il est important pour une officine de surveiller sa e-réputation (interroger les moteurs de recherche, observer les avis, etc.). Pour cela, la pharmacie peut installer une veille grâce à des systèmes d’alertes tels que : Google alertes, Feedly, Scoop it ! et ainsi suivre son actualité, mais aussi celle en lien avec son métier.

 

Alors que seulement 2 % des officines possèdent une page Facebook, se sont 30 % des pharmaciens qui consultent ce réseau tous les jours. Les réseaux sociaux permettent aux pharmaciens de pouvoir échanger avec leurs clients, de partager leurs horaires, actualités ainsi que de répondre à leurs interrogations.

 

Sources

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2017/05/24/e-reputation-de-votre-officine-les-6-cles-du-succes_266469?xtor=EPR-2-%5BNL_quotidienne%5D-20170524#utm_source=qph&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20170524&utm_campaign=NL_quotidienne

http://pharmagest.com/infographie-pharmaciens-internet/

 

Médical Lafayette : ses magasins dédiés aux seniors

Le groupe Lafayette a créé un nouveau concept : Médical Lafayette, dédié au bien-être à destination des seniors. L’enseigne, mise sur une offre large, découpée en six univers produits : « confort & santé », « nutrition & diététique », « mobilité & actif », « orthopédie & textile », « connecté & vitalité » et « soins & hygiène ».

L’enseigne, propose également des services de location de matériel médical, du service à la personne : livraison de repas, entretien du domicile, etc. De plus, Médical Lafayette, offre des accompagnements personnalisés et s’entourent de professionnels tels que des : orthopédistes, sages-femmes et aides-soignantes.

Ce concept original n’est présent qu’à Toulouse pour le moment, mais le groupe souhaite développer l’activité à l’échelle nationale, avec l’ouverture de 55 boutiques d’ici fin 2019. Ses magasins d’au moins 150 m² seront implanté en centre-ville. Lafayette cultive ses prix réduits et son large choix de références, qui ont fait son succès, même sur sa gamme professionnelle.

Sources

https://www.lsa-conso.fr/photos/medical-lafayette-le-concept-original-dedie-au-bien-etre-des-seniors-en-images,262423/au-centre-de-toulouse.2#anchorGalleriehttps://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/a-toulouse-la-parapharmacie-lafayette-lance-un-nouveau-concept-unique-en-france_3859285.html

https://www.lesechos.fr/01/06/2016/LesEchos/22203-111-ECH_lafayette-conseil-va-lancer-une-enseigne-de-materiel-medical.htm

Une nouvelle évolution dans les missions des pharmaciens… en Suisse

En Suisse, exactement dans la ville de Berne, bientôt les pharmaciens pourront délivrer des médicaments aux patients sans ordonnance. Le patient ne sera, donc, plus obligé d’aller systématiquement chez le médecin pour obtenir en pharmacie des produits soumis à ordonnance. Le Conseil fédéral suisse (pouvant correspondre à notre gouvernement en France) définira dans une liste les médicaments concernés pour être mis en œuvre au 2nd semestre 2017. Une nouvelle avancée en Suisse dans le développement des missions du pharmacien en tant que professionnel de santé. A voir si cela peut donner des idées à nos décideurs en France ???

Pharmanity, le tripadvisor de la pharmacie

Connaissez-vous Pharmanity ? Peut être votre pharmacie est-elle déjà référencée sur cette plateforme qui recense déjà 520 pharmacies et qui a pour objectif de référencer les officines en France afin d’aider le patient à trouver un médicament un médicament manquant, s’informer sur le prix d’un produit de parapharmacie, repérer un dépistage proposé par une pharmacie… Comment cela fonctionne ? Le patient saisit ce qu’il recherche dans un champ « Quoi » : un produit, un service (dépistages, entretiens pharmaceutiques) ou un domaine de spécialisation (phytothérapie, micronutrition, lait infantile, etc.). Il saisit l’adresse où il souhaite rechercher cette information ou se géolocalise, et accède immédiatement à l’ensemble des informations des pharmacies inscrites sur Pharmanity. Pour mettre à disposition vos informations, il est nécessaire que la pharmacie se soit inscrite pour référencer ses produits et ses informations plus spécifiques.

Pharmanity, c’est également le « Tripadvisor » de l’officine puisqu’il permet aux internautes de décerner des étoiles et de déposer des avis.

Amazon : à l’attaque du marché officinal

Déjà présent, aux États Unis, sur les segments des fournitures de dispositifs médicaux et des médicaments sans ordonnance aux États-Unis, Amazon réfléchit, maintenant, à se lancer dans la vente en ligne de médicaments sur prescription. Outre un catalogue étoffé de fournitures médicales (tensiomètres, pansements…), la réglementation américaine l’autorise déjà à vendre sur internet toutes sortes de médicaments sans prescription (anti-douleurs comme l’Advil, anti-allergies comme le Zyrtec). Mais Amazon souhaite aller plus loin… Au Japon, il teste déjà la vente en ligne et la livraison rapide (le jour même de la commande) de médicaments nécessitant une consultation auprès d’un pharmacien avant l’achat, sur son site web. Avant de passer des commandes, les clients japonais doivent décrire en ligne leurs symptômes et leurs antécédents médicaux via un formulaire mis à leur disposition sur le site d’Amazon. Les articles ne leur sont ensuite livrés à domicile qu’après approbation par un pharmacien. Mais le marche des médicaments sur prescription reste, en Europe, très régulé. A voir maintenant comment ce géant du e-commerce pourra réussir à s’affranchir de cette réglementation pour réussir à imposer son modèle en France…

Dispensation à l’unité : des premiers résultats

Dans le cadre de la course à la présidence, le sujet de la dispensation à l’unité est de retour. Faut-il délivrer le nombre exact de médicament dont le patient a besoin ? Découvrons les 1ers résultats d’une expérimentation, menée entre 2014 et 2015, dans une centaine de pharmacies et sur certains médicaments, encadrée par les Agences Régionales de Santé (ARS) et l’ordre des pharmaciens. Ainsi, la pratique a été plutôt bien acceptée par les patients. Seulement 19 % d’entre eux ont refusé de se voir délivrer les médicaments à l’unité au cours de l’expérimentation et dans six cas sur dix, le conditionnement n’était pas adapté à la prescription, ce qui a occasionné une dispensation à l’unité. Et surtout, il y a eu 2 fois moins d’inobservants, c’est-à-dire de patients qui n’ont pas pris leur traitement correctement et jusqu’à la fin. Au terme de leur traitement délivré à l’unité, les patients étaient moins nombreux que les autres à déclarer vouloir utiliser ultérieurement les antibiotiques en automédication.  Des résultats donc plutôt encourageants. Cependant, il ne faut pas oublier que la délivrance à l’unité pourra affectée la traçabilité du médicament et le nombre d’erreur liée à la découpe artisanale pourrait augmentée. A voir sur le long terme…