Quels impacts de la crise économique du Covid-19 sur la pharmacie d’officine ?

La crise du Covid-19 a également touché le secteur pharmaceutique. Il enregistre un mauvais mois d’avril (baisse de 20% du chiffre d’affaires) et un mauvais mois de mai. La vente de médicaments remboursables a diminué de 12,2% par rapport à l’année dernière et celle des médicaments non remboursables de 25,7%. Les médicaments prescris en ville sont ceux qui ont connus une plus grande baisse. Sur les 5 premiers de l’année 2020, le recul de chiffre d’affaires est de 4,2%.

Les résultats de cette crise varient selon la zone d’implantation de l’officine. Les régions les plus touchées sont la Bretagne, l’Ile-de-France et la Corse : elles enregistrent une baisse de leur trafic entre 10 et 16%. Les grosses officines sont celles qui connaissent la plus grande diminution de ce dernier : -21% durant la première quinzaine de juin pour les officines réalisant + de 7 millions d’euros de chiffres d’affaires et -15% pour celles réalisant un chiffre d’affaires situé entre 4,5 et 7 millions d’euros. Les officines réalisant un chiffre d’affaires en dessous de 2,3 millions, ont vu leur trafic diminué de 9%. De plus, les pharmacies situées dans les centres commerciaux subissent une baisse plus importante que les pharmacies situées en zone rurale : -13% contre -7%.

Néanmoins, la crise du Covid-19 a fait également émerger des points positifs. Tout d’abord, une augmentation importante des ventes en ligne dans le secteur pharmaceutique, suite à la baisse de fréquentation. Cela a permis de compenser en partie le chiffre d’affaires perdu pendant la période du confinement. Les produits qui ont été le plus vendus ont été les vitamines, les produits de beauté et les produits contre les allergies. Le click & collect et le portage ont également fait partie des stratégies afin de maintenir le contact avec la clientèle. D’ailleurs, certains pharmaciens souhaiteraient que les frais kilométriques engendrés par le portage des médicaments remboursables, soient remboursés par l’assurance maladie.

Ces services mis en place ont permis de renforcer la confiance et la proximité avec les patients. En effet, selon les sondages de l’Ifop et du groupe PHR, sur 1007 français interrogés en avril 2020, 94% font confiance aux pharmaciens en général. 97% ont confiance en leur médecin de quartier : un chiffre égal à la confiance accordée aux médecins généralistes et 74% estiment qu’ils ont un sentiment d’attachement pour leur pharmacie. Les services proposés lors du confinement seront probablement des nouvelles voies d’évolution pour le secteur pharmaceutique au vu des retombées positives de ces derniers.

« Quel-est-limpact-du-covid-19-sur-le-ca-des-officines » – Le Pharmacien de France

« La-reprise-economique-tarde-pour-l’officine » Le Quotidien du Pharmacien

« 97%-des-francais-ont-confiance-en-leur-pharmacien » Pharmaradio

« le-confinement-dope-la-vente-en-ligne » Le Quotidien du pharmacien

« Touchees-par-la-crise-les-pharmacies-esperent-rebondir-avec-le-deconfinement- » Les échos

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