Internet et pharmaciens : chiffres et avantages

Si un pharmacien sur deux déclare consulter internet régulièrement, pour 60 % d’entre eux, c’est même un véritable outil de formation. Un quart des officines possèdent un site vitrine et seulement 5 % ont un site marchand proposant des médicaments.

 

Site marchand ou pas, il est important pour une officine de surveiller sa e-réputation (interroger les moteurs de recherche, observer les avis, etc.). Pour cela, la pharmacie peut installer une veille grâce à des systèmes d’alertes tels que : Google alertes, Feedly, Scoop it ! et ainsi suivre son actualité, mais aussi celle en lien avec son métier.

 

Alors que seulement 2 % des officines possèdent une page Facebook, se sont 30 % des pharmaciens qui consultent ce réseau tous les jours. Les réseaux sociaux permettent aux pharmaciens de pouvoir échanger avec leurs clients, de partager leurs horaires, actualités ainsi que de répondre à leurs interrogations.

 

Sources

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2017/05/24/e-reputation-de-votre-officine-les-6-cles-du-succes_266469?xtor=EPR-2-%5BNL_quotidienne%5D-20170524#utm_source=qph&utm_medium=newsletter&utm_term=&utm_content=20170524&utm_campaign=NL_quotidienne

http://pharmagest.com/infographie-pharmaciens-internet/

 

Interview : Jérome Bourdeau, Expert Comptable Associé et référent pharmacies chez STECO à Poitiers

Le groupement CGP dont STECO fait partie a publié des statistiques complètes sur l’économie de l’officine sur l’exercice 2016 ainsi que sur le contexte de cession.

Vous avez commenté récemment dans un article du Moniteur des Pharmaciens ces statistiques en parlant de « ratio cohérent » à près de 7 fois l’EBE.

  1. Aux vues du contexte d’incertitude lié à l’exploitation d’officine et au contexte baissier, ne sommes-nous pas sur des ratios encore trop élevés à l’heure où une génération entière de pharmaciens titulaires est à renouveler ?

Il est certain que des incertitudes pèsent sur le métier de la pharmacie, mais comme dans beaucoup d’autres métiers. Et que fort heureusement la notion de performance économique s’est substituée aux habitudes ancestrales de valorisation qui étaient déconnectées des réalités en ne se basant que sur le Chiffre d’Affaires.

Mais, derrière cette psychose collective et angoissante trop fortement répandue à mon gout, il n’en demeure pas moins également que l’activité pharmaceutique en officine reste, globalement, un commerce dont le niveau de marge est très correct en comparaison aux autres activités commerçantes. Et c’est bien légitime compte tenu de la technicité, de la compétence des pharmaciens. Et que donc l’évolution de la valorisation moyenne qui est observée depuis plusieurs années est en baisse sans toutefois aboutir à des dégradations subites et vertigineuses. Je dirais qu’il y a une sorte d’atterrissage en douceur des valeurs pour les rapprocher d’une valeur de négociation cohérente avec la valeur réelle. Et j’ajouterai que s’il fallait une preuve à tout ceci, nous la trouvions dans le fait que les financeurs, dont les banquiers, continuent à considérer que le secteur est un marché porteur et moins à risque que beaucoup d’autres. Après, bien évidemment, ce généralisme masque des situations individuelles qui sont extrêmement diverses.

Pour répondre à la question de la pertinence ou non du ratio de 7 EBE, il faudrait analyser par conséquent ces situations individuelles et l’on aboutirait sans nul doute à des conclusions très différentes. Et l’on remarquerait sans doute qu’au-delà des seuls chiffres, les comportements et l’état des esprits tant des acheteurs que des vendeurs ont besoin d’évoluer. Une bonne négociation nécessitera toujours que les intérêts des 2 parties soient respectés, que le « rapport de force » soit équilibré. Et par exemple, il est certain que si le pharmacien qui vend son officine reste figé sur un prix de cession ne permettant pas à l’acheteur de pouvoir économiquement financer son acquisition, la transaction sera pour le moins difficile, pour ne pas dire impossible.

 

  1. Des pharmacies disparaissent, alimentant ainsi une croissance externe des pharmacies en place, et parallèlement les banques demandent de plus en plus de garanties et d’apport pour financer. Face à ce phénomène de taille d’officine grandissante et de demande d’apport croissante, quelles solutions trouver pour des jeunes aux moyens limités pour s’installer ?

Deux questions se posent en fait. Tout d’abord celle du financement de l’économie par les banques et donc de leur comportement général, puis celle du financement de l’officine.

A mon sens, il faut plus attribuer les demandes de garanties et apports toujours plus importants à la conjoncture économique générale qu’au secteur des pharmaciens. En effet, nous observons ce même phénomène dans toutes les demandes de financement qui sont préparées par notre cabinet, que ce soit pour des créateurs, repreneurs, ou structures déjà en place. Et c’est sans doute ce durcissement des critères bancaires qui contribue aussi au développement des investisseurs privés, dans le prolongement de la mise en place d’un outil juridique adapté (SPFPL).

Si l’on revient à la problématique du financement et de la taille critique des officines, là encore les possibilités sont nombreuses. Et dans l’ordre des priorités, je dirais que le facteur numéro 1 devrait selon moi être le choix de vie que souhaite réaliser le jeune qui s’installe. Veut-il réaliser un premier investissement qui sera un tremplin pour un second ? Souhaite-t-il s’installer durablement dans telle région ? Croit-il à un type d’officine plus qu’un autre ? Se voit-il avec une pharmacie plus importante et plus rentable mais aussi plus engageante et contraignante, ou préfère-t-il un outil de travail plus mesuré et conforme à ses capacités ? Etc. Ce sont les premières questions. Rien ne serait pire pour lui que de se mentir, de « sauter sur la première occasion », de ne pas tenir compte de ses envies ou de celles de sa famille. C’est le plus sûr moyen de courir vers un échec. Donc la première solution pour limiter les besoins de financement et contourner les demandes trop importantes d’apport est de choisir un projet avec une taille adaptée.

Sinon, pourquoi pas, l’ouverture du capital à un tiers investisseur pour compléter son apport sera la solution. On observe cela dans de plus en plus de transactions. Outre l’intérêt évident de garantie pour la banque, le fait d’avoir un tiers investisseur peut aussi être un atout en matière de gestion, d’accompagnement, avec néanmoins le risque lié à l’association.

Dans la liste non exhaustive des solutions, l’on doit aussi rappeler que la recherche d’une performance commerciale à partir d’une stratégie bien pensée pourra être un élément déterminant dans la crédibilité du projet présenté aux financeurs.

 

  1. Dans ce contexte, quels conseils donner aux jeunes pharmaciens qui ont l’ambition de s’installer ?

En résumé, je dirais que si l’on devait donner un conseil aux jeunes qui s’installent, c’est de bien penser à leur projet dans sa globalité. Une réflexion axée sur certains paramètres (prix, taille par exemple) en négligeant les autres (type de pharmacie, évolution de l’environnement, etc.), est à proscrire.

De plus, l’acheteur doit faire preuve de souplesse en acceptant l’idée que le projet parfait sous tout rapport n’existe jamais. Des concessions sont toujours nécessaires, les souhaits doivent être identifiés et surtout priorisés, et permettront d’aboutir au choix.

 

  1. Les mécanismes tels que les regroupements, l’intégration avant départ d’associé minoritaire ou l’anticipation par montée au capital d’un adjoint, vous paraissent-ils pertinents dans la transmission de demain ?

Il me semble évident, dans l’intérêt du vendeur, que l’intégration progressive d’un adjoint, y compris capitalistiquement, est une solution d’avenir. Elle réduit les risques de tout le monde et rend le financement plus adéquat. Moins d’emprunt, garantie par la présence du vendeur au capital, implication de l’acquéreur dans la gestion et donc intérêt à la valorisation de son actif, et donc de celui du vendeur, apprentissage progressif des notions de gestion, etc. Mais cela implique aussi de retenir le principe habituellement observé que la valorisation d’une minorité du capital se fait avec une décote de minorité.

 

  1. Les récentes évolutions du PFLSS vous paraissent-elle favoriser le renouvellement des générations (abrogations régime faveur retraite…) ?

Il est difficile de répondre à cette question dans le sens ou certaines mesures sont contraignantes et d’autres sont incitatives, et que comme souvent les commentateurs ont tendance à appuyer sur les aspects négatifs. Je crois simplement que les décisions prises ne font que confirmer une tendance de fond observée depuis longtemps. A savoir que les prestations annexes sont encouragées et donc les honoraires de dispensation favorisées, au détriment des médicaments vignettés.

Il faut donc à mon sens y voir une nécessaire évolution de notre système de santé, incontournable en tous cas, et qui malgré les apparences offre de nombreuses opportunités à ceux qui veulent bien s’en saisir. D’où l’obligation à mon sens pour le jeune pharmacien, malgré pourquoi pas des réticences a priori, de s’intéresser à toutes les possibilités, de les étudier, avant de faire des choix. On le voit bien, pour des raisons dogmatiques, certains disaient encore il y a peu que vacciner n’était pas leur métier alors que finalement aujourd’hui certains se sont saisi de cette possibilité pour accroître leur chiffre d’affaires tout en renforçant, et c’est peut-être là le plus important, leur image de professionnel de la santé alors que pendant des années ils étaient peut-être plus perçu comme des « revendeurs de médicaments ». Il ne faut pas sous-estimer l’impact de cette évolution.

Alors si l’on accepte cette idée de nécessaire transition, on peut admettre que le récent PFLSS poursuit la modernisation de notre système et favorise les perspectives d’avenir de ceux qui entreront avec volontarisme dans cette nouvelle ère.

 

  1. STECO a récemment fait appel aux services de Christophe Valtaud, collaborateur associé de Pharexcel pour former les collaborateurs STECO, pourquoi ce choix ?

Le Cabinet STECO pense que notre volonté de conseiller nos clients n’est possible que si nous sommes des spécialistes suffisamment précis de leurs activités. Nous souhaitions donc connaître le métier du pharmacien, pratiquement aussi bien qu’un titulaire, en allant loin dans cette connaissance (cursus de formation, grandes familles de médicaments et molécules, obligations ordinales et réglementaires, rôle des intervenants du secteur comme les grossistes, etc.). Et nous avons donc pensé qu’obtenir une formation d’un professionnel de l’exercice officinal et de la transaction était probablement la solution la plus efficace. D’où notre choix d’un professionnel qu’au demeurant nous connaissions bien. Et ce choix a été une excellente chose pour les associés et collaborateurs qui ont suivi les 3 jours de formation.

Réforme du code du travail : quels impacts pour les pharmaciens ?

Ordonnances Macron sur la loi travail : quelles vont être les répercussions concrètes de cette réforme du code du travail sur la pharmacie ?

Deux points clés sont à retenir en priorité.

 Règles de vie au travail : une liberté de négociation

Dans les pharmacies de moins de 20 salariés sans élu du personnel, on pourra négocier les règles de vie au travail directement avec ses salariés pour mieux coller à la réalité de son exploitation.

Cette possibilité de se substituer aux règles posées par le droit du travail et la Convention collective apportera une réelle souplesse de gestion sur des sujets tels que la rémunération, l’organisation du travail, ou le temps de travail de ses salariés…

Par exemple, on pourra aménager les horaires de ses équipes en fonction du niveau d’activité de son officine (périodes de pic d’activité, ouverture le dimanche matin).

Réforme du licenciement : plus de souplesse

  • Les ordonnances de la Loi Travail prévoient la mise en place d’un barème d’indemnisation pour les cas de licenciement abusif, avec un système de plafonds. En connaissance de ces plafonds, le pharmacien a donc la possibilité de négocier en amont directement avec son salarié afin d’éviter par exemple les Prud’hommes. Avantage non négligeable lorsque l’on sait que les pharmacies sont cédées en moyenne tous les 8 à 10 ans, et que ces cessions ont un impact récurrent sur les ressources humaines. Cette nouvelle souplesse permettra donc au pharmacien d’anticiper et d’organiser ces changements. Seule exception : en cas de discrimination le barème ne s’applique pas.

Dans un contexte où la pharmacie est sous pression, où les marges sont réduites, pouvoir mesurer l’impact d’un choix économique lié au personnel représente un réel avantage.

  • Par ailleurs, si hier une erreur de procédure remettait en cause le licenciement, aujourd’hui les ordonnances Macron prévoient une indemnité à régler, mais sans remise en cause systématique du licenciement. Les indemnités de licenciement versées par l’employeur seront majorées de 25% pour les 10 premières années. Les indemnités de licenciement sont désormais applicables pour les salariés dès 8 mois d’ancienneté (contre 1 an auparavant).
  • Les règles de procédure d’un licenciement seront également assouplies. Les pharmaciens auront accès à un modèle type de lettre de licenciement, lettre sur laquelle ils pourront compléter certaines mentions après la notification du licenciement. Un réel gain de souplesse en terme administratif.

 

Projet de Loi de Finance (PLF) 2018 : un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)

Jusqu’ici pour déterminer la fiscalité d’une officine, il convenait de définir ce que l’on vendait exactement (fonds de commerce ou parts sociales), la plus-value réalisée, et déterminer si le contexte de la vente répondait à des critères particuliers (régime d’imposition IR ou IS, départs à la retraite, durée de détention des parts…)

 

Depuis le 20 octobre, l’Assemblée a homogénéisé les prélèvements sur les plus-values dans le cadre d’une cession. Au 1er janvier 2018 on se dirige donc vers un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), qui implique que l’ensemble des revenus du capital, y compris les plus-values sur les cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux, s’établira à 30% de la plus-value.

Un plancher de 500 000€ serait mis en place, au-dessous duquel, dans le cas d’un départ à la retraite, ce prélèvement forfaitaire unique ne s’appliquerait pas.

 

Après consultation de Maître Valérie Tazé (Harold Avocats à Nantes), nous avons construit l’exemple qui suit :

 

Pour un dirigeant partant à la retraite et souhaitant céder ses titres détenus depuis plus de 8 ans pour une plus-value de 1.000.000 euros, soumis par ailleurs à un taux d’imposition à l’IR de 41% :

 

Régime actuel : abattement de 500.000 euros plus 85% du solde, soit une base imposable de 75.000 euros, plus CSG CRDS sur la plus-value totale (15,5%), soit une imposition globale de 185.750 euros

 

Régime futur envisagé : 

Option 1 : PFU

500.000 euros d’abattement et 30% d’imposition : 150.000 euros d’impôt

 

Option 2 : conservation du barème et de l’abattement de 500.000 euros

base imposable : 500.000 euros, donc un impôt de 205.000 euros plus CSG CRDS (17,2% sur la totalité de la plus-value ou après abattement, ce n’est pas fixé), soit un total de 377.000 euros

 

Option 3 (pour des titres acquis avant le 1er janvier 2018) : conservation du barème et de l’abattement de 85%

base imposable : 150.000 donc un impôt de 61.500 euros plus CSG CRDS, soit un total d’impôt de 233.500 euros.

 

On constate à travers ces trois exemples que le nouveau régime serait favorable au contexte de cession dans le cadre d’un départ à la retraite.

Le gouvernement souhaite ramener progressivement l’Impôt sur les Sociétés à 25% en 2022, contre 33,33% aujourd’hui, taux le plus élevé de l’Union Européenne.

En 2018, l’IS reste à 33,33%, et à 28% pour les premiers 500 000€ de bénéfices (contre 75 000€ en 2017). Pour les PME dont le CA est inférieur à 7,63M€ l’IS sera de 15% pour les premiers 38 120€ de bénéfices. En 2018 donc, 3 taux différents possibles…

En 2019, l’IS passe à 31%, et toujours à 28% pour les premiers 500 000€ de bénéfices.

L’IS passerait à 28% en 2020, 26,5% en 2021, pour arriver à 25% en 2022.

 

  • Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2018 : deux implications clés pour les pharmaciens

 

  • Alors qu’une économie de 340M€ est envisagée sur le médicament à travers des baisses de prix et un recours aux génériques plus systématique, le PLFSS 2018 envisage une augmentation de 2,4% l’ONDAM de ville (Objectif National d’Assurance Maladie).

Cela signifie que dans le même temps le gouvernement demande aux pharmaciens une économie de 340M€, et accorde aux médecins de ville une augmentation de 2,4% du budget de leur dépense.

Le pharmacien semble continuer d’être celui sur lequel on cherche à faire des économies.

 

  • Par ailleurs, sur la question de l’expérimentation de la vente de médicaments à l’unité, le Ministère de la Santé semble faire machine arrière. Sous motif de perte de traçabilité, c’est un dispositif qui ne serait donc plus envisagé.

Médical Lafayette : ses magasins dédiés aux seniors

Le groupe Lafayette a créé un nouveau concept : Médical Lafayette, dédié au bien-être à destination des seniors. L’enseigne, mise sur une offre large, découpée en six univers produits : « confort & santé », « nutrition & diététique », « mobilité & actif », « orthopédie & textile », « connecté & vitalité » et « soins & hygiène ».

L’enseigne, propose également des services de location de matériel médical, du service à la personne : livraison de repas, entretien du domicile, etc. De plus, Médical Lafayette, offre des accompagnements personnalisés et s’entourent de professionnels tels que des : orthopédistes, sages-femmes et aides-soignantes.

Ce concept original n’est présent qu’à Toulouse pour le moment, mais le groupe souhaite développer l’activité à l’échelle nationale, avec l’ouverture de 55 boutiques d’ici fin 2019. Ses magasins d’au moins 150 m² seront implanté en centre-ville. Lafayette cultive ses prix réduits et son large choix de références, qui ont fait son succès, même sur sa gamme professionnelle.

Sources

https://www.lsa-conso.fr/photos/medical-lafayette-le-concept-original-dedie-au-bien-etre-des-seniors-en-images,262423/au-centre-de-toulouse.2#anchorGalleriehttps://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/a-toulouse-la-parapharmacie-lafayette-lance-un-nouveau-concept-unique-en-france_3859285.html

https://www.lesechos.fr/01/06/2016/LesEchos/22203-111-ECH_lafayette-conseil-va-lancer-une-enseigne-de-materiel-medical.htm

Edito Newsletter N°48 – Antoine Garnier

La rentrée fait toujours la part belle au nouveau budget avec sa cohorte de nouvelles lois et ordonnances. Avec l’avènement de l’ère Macron, cette rentrée n’a pas dérogé à la règle. Nous avons donc naturellement souhaité vous apporter notre lecture du PLF 2018 et de son pendant pour la santé ainsi qu’une analyse particulière de la nouvelle loi travail. Nous avons également donné la parole à Jérome Bourdeau de Steco Poitiers, pour lui permettre de commenter les statistiques produites par CGP, mais également de vous donner conseil sur l’installation. Bonne lecture à tous.

4 avantages à externaliser la gestion de son tiers payant

Comptabilité, gestion du tiers payant, inventaire, site Internet ou ménage… Bon nombre de pharmaciens choisissent d’externaliser ces tâches surtout celles dans lesquelles ils n’ont ni compétence, ni valeur ajouté et sont, en plus, souvent chronophages. Prenons l’exemple du tiers payant : en 10 ans, la gestion de cette activité en interne représente 10% de travail en plus pour la personne destinée à cette tâche et une augmentation du coût de 6% sur cette même période (enquête USPO – déc 2016). Alors, si comme 65% des pharmaciens, vous rencontrez des difficultés à gérer votre tiers payant, cet article est pour vous.

 

Gagner du temps :

En moyenne une pharmacie traite environ 2000 dossiers de tiers payant par mois. Une gestion extrêmement chronophage et pouvant représenter le travail d’une personne à mi-temps, voir à temps complet pour les grosses officines. Externaliser cette tâche permet au pharmacien et à son équipe de se concentrer sur leur cœur de métier, et d’avoir plus de temps à consacrer à leurs patients, au comptoir, aux nouvelles missions, ou bien pour mettre en place une nouvelle activité.

 

Economiser de l’argent :

Déléguer l’ensemble des tâches du tiers payant vous permettra aussi d’avoir une visibilité sur les coûts et s’avère souvent économique, car vous ne payerez que les heures consommées dans le cadre de cette mission. Afin de faire le bon choix entre l’externalisation et l’internalisation, il est important de faire un audit de votre situation en fonction de vos RH, du nombre de dossiers à traiter, de l’investissement souhaité… Par exemple, dans les grosses pharmacies, de plus de 20 salariés, conserver certaines tâches en interne pourrait s’avérer judicieux, car la charge de travail est suffisante pour mobiliser une personne à plein temps.

Cependant, travailler avec un partenaire pour la gestion du tiers payant pourra se traduire par une diminution des encours avec un taux d’impayés inférieur à 1% ainsi que des délais de remboursement et des erreurs.

 

Bénéficier des conseils d’un expert :

80% du chiffre d’affaire d’une officine concerne le tiers payant. D’où l’importance de faire appel à des professionnels experts dans ce domaine qui sauront vous accompagner au mieux en vous apportant des conseils personnalisés. En faisant appel à des spécialistes, vous gagnerez en efficacité, en sécurité et en productivité…  !

 

Gagner en sérénité :

En pharmacie, chaque jour amène son lot de tiers-payant à gérer et d’impayés à relancer. Des tâches qui vous peuvent vous procurer des soucis et avec, du stress. En externalisant votre tiers payant, vous vous libérez l’esprit et travaillez plus sereinement.

Services à l’officine – quoi de neuf ?

Une nouvelle étude réalisée en février 2017 par le groupement Giropharm refait le point sur les services attendus à l’officine par les français. Concrètement, 11 concepts de services parmi les plus porteurs au niveau mondial ont ainsi été présentés aux participants de ce sondage. Les plus plébiscités sont :

  • les consultations à l’officine sur différentes thématiques, avec ou sans rendez-vous, mais sans délai d’attente notamment concernant les « petits bobos » (demandées par 80 % des sondés), les « maux du quotidien » (79 %), suivis santé (79 %), consultations « bilan santé et vaccins », rendez-vous de prévention santé (74 %) et vaccination (74 %)
  • la possibilité de faire des check-up santé de 30 minutes pour 70 % des sondés.
  • une démarche de suivi et d’accompagnement : outils d’aide à l’observance (rappels automatiques de prise de médicament, de renouvellement d’ordonnance, etc.), programmes de coaching (sevrage tabagique, troubles du sommeil, jeunes mamans, etc.), consultation de sortie d’hospitalisation ou de maternité pour plus de 6 sondés sur 10
  • des services pratiques (notification par SMS ou mail lorsqu’une commande est prête) et des consultations avec d’autres professionnels de santé en pharmacie (infirmières, podologues, diététiciens) pour un répondant sur deux

Analyser sa zone de chalandise : un outil de prise de décision !

Les pharmacies qui réussissent sont celles qui ont choisi le bon positionnement en terme de prix, de services mais aussi en terme géographique. Déterminer et analyser sa zone de chalandise est un outil marketing qui permet au pharmacien d’optimiser et de sécuriser l’implantation de son officine. Pour une officine déjà implantée, cette méthode offre la possibilité de mieux connaître son environnement, et d’évaluer l’adéquation de son positionnement marketing avec les besoins de ses patients. A travers une étude indépendante et complète, l’équipe de PharExcel se charge d’étudier votre zone de chalandise, de vous apporter une photographie de votre environnement et, en fonction, vous apporter des éléments de réponse afin d’avancer dans vos projets.

 

1 – Qu’est ce qu’une zone de chalandise pour une officine ?
La zone de chalandise correspond à la zone d’attraction de l’officine, c’est la zone où sont regroupé la majorité des clients de la pharmacie. On distingue trois sous-zones :

  • La zone primaire : c’est la zone principale, où sont regroupés les clients les plus fidèles, car les plus proches.
  • La zone secondaire : il s’agit du marché concurrentiel, l’attraction de l’officine est encore forte.
  • Et la zone tertiaire : c’est le marché de développement, l’offre doit être plus intéressante que celle des concurrents.

 

2 – Pourquoi est-il important pour le pharmacien de bien déterminer et bien connaître sa zone de chalandise ?

L’étude de la zone de chalandise permet au pharmacien de déterminer quelle est la zone d’attraction de son officine et où réside sa clientèle. Cela permet, entre autres, d’ajuster son offre de service et de définir son ou ses avantages concurrentiels.

 

3 – Quelles sont les différentes méthodes que vous proposez aux pharmaciens pour analyser leur zone de chalandise ?

Tout d’abord, il y a une distinction entre zones de chalandise rurale et urbaine. Afin d’être le plus précis, nous tenons compte de plusieurs paramètres :

  • La zone isochrone : qui correspond à la distance en terme de temps à l’officine.
  • La zone client : représentée par la géolocalisation des points clients, si l’on dispose de la base de donnée interne.
  • La zone cible de consommation : représente un ou des avantages produits ou services permettant à l’officine d’élargir sa zone de chalandise pour cette spécificité.
  • Ou encore les zones concurrentielles, prescripteurs ou commerces.

4 – 1er cas : Un pharmacien souhaite s’installer. Comment allez-vous l’accompagner dans sa démarche pour identifier le meilleur emplacement ?

Pour installer un pharmacien, dans le cadre d’un transfert, nous devons tout d’abord tenir compte des critères de l’ARS. L’étude de l’environnement nous permettra de définir quelles sont les zones les plus propices à l’exploitation d’officine, en tenant compte de la structure de l’environnement commercial et médicale. Et ainsi pouvoir définir les zones les plus accessibles et les plus visibles.

Avant l’ouverture cela permet donc de définir le site d’implantation et la taille de l’officine adaptée au projet ainsi qu’une évaluation du chiffre d’affaires prévisionnel.
5 – 2ème cas : Un pharmacien déjà installé depuis quelques années souhaite développer sa pharmacie avec de nouveaux services. Pourquoi l’étude de votre zone de chalandise pourra lui apporter des informations dans son projet ?

Acquérir de nouveaux services, peut permettre à une pharmacie d’obtenir un ou des avantages concurrentiels et d’élargir sa zone de chalandise. L’étude de sa zone d’attraction actuelle, permettra au pharmacien de savoir où se situe sa clientèle et quelles sont ses habitudes d’achat. Également de comparer sa clientèle existante à la clientèle résidente sur sa zone de chalandise, pour étudier les potentiels. Et enfin, par l’analyse de la concurrence, de définir quels sont les opportunités de développement pour aller chercher des parts de marché sur de nouveaux services ou sur une clientèle nouvelle.

 

Une nouvelle évolution dans les missions des pharmaciens… en Suisse

En Suisse, exactement dans la ville de Berne, bientôt les pharmaciens pourront délivrer des médicaments aux patients sans ordonnance. Le patient ne sera, donc, plus obligé d’aller systématiquement chez le médecin pour obtenir en pharmacie des produits soumis à ordonnance. Le Conseil fédéral suisse (pouvant correspondre à notre gouvernement en France) définira dans une liste les médicaments concernés pour être mis en œuvre au 2nd semestre 2017. Une nouvelle avancée en Suisse dans le développement des missions du pharmacien en tant que professionnel de santé. A voir si cela peut donner des idées à nos décideurs en France ???