Définition de la Zone de Chalandise d’une pharmacie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Critère de succès pour votre prochaine installation

Qu’est-ce qu’une zone de chalandise ?

La zone de chalandise d’une pharmacie est la zone géographique d’où provient la majorité de sa clientèle, mais aussi sa zone d’attraction ou d’influence.

PHAR-EXCEL estime la zone de chalandise de la pharmacie X à partir de la base de données clients fournie par le titulaire.

  • Zone 1 : marché principal

Zone de chalandise naturelle primaire : zone d’où proviennent 30% des clients – définie ici entre 0 et 4 min en voiture du site d’implantation.

  • Zone 2 : marché concurrentiel

Zone de chalandise naturelle secondaire : zone d’où proviennent 20% supplémentaires de clients – définie ici entre 4 et 7 min en voiture du site d’implantation.

  • Zone 3 : marché de développement

Zone de chalandise naturelle tertiaire : zone d’où proviennent 30% supplémentaires de clients – définie ici entre 7 et 13 min en voiture du site d’implantation.

L’analyse PHAR-EXCEL

La zone de chalandise de la pharmacie X est resserrée par rapport à la théorie selon laquelle 80% des clients d’une pharmacie en zone péri-urbaine se trouvent à 15 min en voiture de cette pharmacie. La pharmacie X peut donc élargir sa zone de chalandise et son potentiel de chiffre d’affaires en proposant une offre a minima équivalente à ses concurrents situés sur sa zone de chalandise et au-delà.

On peut définir la zone de chalandise d’une pharmacie de plusieurs manières : selon une distance à vol d’oiseau (l’isométrique), selon une distance sur le temps de trajet à pied ou en voiture (l’isochrome), et suivant la répartition géographique de la clientèle.

La zone de chalandise théorique représente la zone géographique qui s’étend à 15 min du site d’implantation, en voiture lorsque l’on est en périphérie urbaine, et à pied lorsque l’on est dans un centre urbain, d’un magasin de proximité. D’après le modèle proposé par TNS-Secodip, cette zone contient 80% de la clientèle totale de ce magasin. Elle est elle-même découpée en 3 zones : la zone primaire située entre 0 et 5 min (contenant théoriquement 30% des clients), la zone secondaire entre 5 et 10 min (20% de clients supplémentaires) et la zone tertiaire entre 10 et 15 min de trajet (30% de clients en plus). Le reste de la clientèle (20% de la clientèle totale) est donc hors zone et constitue une clientèle occasionnelle.

La zone de chalandise naturelle est quant à elle construite non pas à partir du temps d’accès, mais à partir de la répartition de la clientèle. Elle correspond à la zone géographique d’où provient 80% de la clientèle de la pharmacie. Elle est aussi découpée en 3 zones : zone primaire, zone secondaire et tertiaire (30%, 20% et 30% des clients, voir plus haut). Elle peut correspondre au modèle théorique du temps de trajet de 5, 10 et 15 minutes, ou non.

La zone naturelle primaire est une zone géographique où la concurrence est quasi non existante et où les clients sont proches, et généralement les plus fidèles.

La zone naturelle secondaire est une zone où l’influence du point de vente est encore forte.

La zone naturelle tertiaire est une zone de forte concurrence où il est nécessaire de distinguer des concurrents et de rendre l’offre plus intéressante que celle des concurrents.

Pourquoi est-il important d’analyser sa zone de chalandise ?

Il y a de nombreux intérêts à bien connaître sa zone de chalandise, notamment :

  • Évaluer son chiffre d’affaire potentiel
  • Étudier la concurrence
  • Rechercher une meilleure implantation
  • Identifier les risques pouvant affecter l’exploitation de l’officine
  • Évaluer la cannibalisation entre les points de vente « associés »

Avis d’Expert : Xavier Leroux – Le Cèdre, Délégué régional Bretagne, Pays de Loire & Normandie

Réaliser des économies en mutualisant vos achats non stratégiques

Présentation

« Notre métier est simple : accompagner les entreprises dans l’optimisation de leurs frais généraux pas le biais de la mutualisation d’achats. Nous avons 9600 clients. Nous travaillons sur deux axes : les conditions tarifaires et les conditions contractuelles (le délai des paiements, le délai d’intervention…). Les acheteurs sont des spécialistes des achats sur lesquels ils interviennent. »

Intérêts

« Le premier intérêt est de faire des économies tout en restant indépendant : le client choisit le fournisseur, les produits et il traite en direct avec lui. Le deuxième intérêt est de gagner du temps : Le Cèdre assure la négociation avec les fournisseurs, l’analyse et le suivi quotidien. Le troisième intérêt est de se rassurer. Les contrats sont négociés avec les fournisseurs, par Le Cèdre. Nous régulons les rapports de force avec les fournisseurs internationaux. »

Exemple

« Nous avons à cœur de prouver en amont les économies réalisées avec Le Cèdre, c’est pourquoi nous demandons aux entreprises de nous fournir leurs factures pour estimer leurs économies. Nous avons une pharmacie dans le Maine-et-Loire référencée parmi nos clients. Nous avons pu lui faire économiser 50,2% sur la maintenance de sa porte automatique, 39,7% sur les fournitures de bureau et cartouches d’encres à impression, 30,5% sur la téléphonie, 47,4% sur les vérifications règlementaires et 42% sur les extincteurs. Ce qui fait un total moyen d’économies de 49%. »

https://www.lecedre.fr/

 

Quelques chiffres

La part des charges externes dans le chiffre d’affaires total des officines est à la hausse : une augmentation de 2,42% entre 2018 et 2019. Elles représentaient 5,18% du chiffre d’affaires global en 2019.

L’augmentation de la part des charges externes est surtout importante dans les zones urbaines : +3,4% entre 2018 et 2019. Dans les centres commerciaux, la variation de la part des charges externes était de +2,44%, +1,87% dans les gros bourgs et +1,69% dans les zones rurales.

La part des charges externes a surtout augmenté pour les pharmacies dont le chiffre d’affaires est supérieur à 4 000 000 d’euros : +5,52%.

En ce qui concerne le loyer, la part de ce dernier dans le chiffre d’affaires global des pharmacies a également augmenté : +3,42% entre 2018 et 2019. Il représentait 1,43% du chiffre d’affaires en 2019 et 1/3 du montant total des frais généraux. Le loyer est une charge financière qui varie selon le type d’implantation. C’est toujours en zone urbaine que la part du loyer a le plus augmenté en une année : +4,01%. Dans les centres commerciaux, l’augmentation de cette part était de 3,67%, +3,23% dans les gros bourgs et +2,73% dans les zones rurales. Pour les pharmacies réalisant plus de 4 000 000 de chiffre d’affaires à l’année, la part du loyer a connu une croissance de +6,33% entre 2018 et 2019.

 

Dernière Minute : « Le-cedre-finance-éthique-est-reconnu-entreprise-solidaire-dutilite-sociale-esus »

 

Phar-Excel s’agrandit et renouvelle sa présence en Bretagne et Pays-de-Loire

Nous vous présentons les deux nouveaux agents collaborateurs-associés Vincent et François qui viennent rejoindre l’aventure Phar-Excel.

Vincent Ferreira:

Présentation

« J’ai 50 ans, je suis marié avec 2 enfants. J’habite depuis ma tendre jeunesse dans la région de Vannes. J’ai plusieurs expériences professionnelles mais la dernière est la plus probante : j’ai travaillé 15 ans chez Pharmagest qui est un éditeur de logiciel pharmaceutique. Les 5 premières années, j’ai démarré en tant que chasseur puis je me suis occupé d’un parc client en région Bretagne. Je suis partit 2 fois à l’étranger : 1 année en Belgique et 1 autre aux Antilles. Les 10 dernières années, j’ai occupé le poste de Responsable des ventes, cela consistait à manager une équipe de commerciaux sur la région Pays de Loire et en Bretagne. »

Pourquoi avoir rejoint Phar-Excel ?

« J’ai toujours eu une sensibilité au monde de l’entreprise. J’ai eu une carrière professionnelle plutôt orientée vers l’informatique mais j’ai découvert la pharmacie d’officine ces 15 dernières années, qui m’a réellement plut. Je suis intimement persuadé qu’il y a pleins de choses à faire dans ce secteur. J’ai une sensibilité aux chiffres mais également à la pharmacie d’officine. Je pense que dans le monde de la transaction, il y a un manque de conseil et d’accompagnement. Pour moi, Phar-Excel se distingue de cela de par son approche personnalisée car elle rentre dans le détail. Je partage également ses valeurs : l’indépendance et la transparence qui sont très importantes dans ce métier ».

 

François Le Bras :

Présentation

« Je suis originaire de Bretagne, de Vannes plus précisément. J’ai fait mes études à la Fac de Nantes. J’ai été diplômé en 2013 et j’ai passé ma thèse en 2015. J’ai travaillé en pharmacie à la suite de mes études jusqu’à aujourd’hui. J’avais envie de changement, j’ai donc choisi d’intégrer Phar-Excel ».

Pourquoi avoir rejoint Phar-Excel ?

« J’ai trouvé que Phar-Excel avait une vision au-delà des cabinets de transaction classiques. Elle a envie d’installer des pharmaciens tout en respectant le métier.  J’ai été agréablement surpris de l’approche d’Antoine vis-à-vis des pharmacies. Sa volonté n’est pas seulement de vendre une officine mais que le projet aille jusqu’au bout ».

La démographie des pharmaciens 2019

La gestion de la crise de la Covid-19 a renforcé le rôle du métier de pharmacien, qui évolue depuis une dizaine d’années maintenant. Le nombre de pharmaciens augmentent chaque année, 74 227 pharmaciens se sont ajoutés à la liste de l’Ordre, dont 2 356 pour la première fois : les primo-inscrits sont donc en augmentation de 2% par rapport à 2018.

La démographie des pharmaciens de 2019 est similaire à celle de 2018. L’âge moyen du pharmacien est de 46,7 ans. Un quart des pharmaciens sont âgés de moins de 35 ans et 4% ont plus de 66 ans. L’activité pharmaceutique est plutôt féminine, 67% sont des femmes.

Les temps pleins chez les pharmaciens adjoints d’officine progressent de 2 points, représentant 62 % en 2019. Également pour les pharmaciens des établissements de santé : le temps plein représentant 68%.

C’est la catégorie des pharmaciens adjoints et autres exercices qui a connu la plus grande augmentation de nouveaux inscrits : +64,2%. Cependant, ce sont les pharmaciens des établissements de santé ou médicosociaux et des services d’incendie et de secours et les pharmaciens de l’industrie qui ont connus la plus grande croissance durant cette dernière décennie. Les pharmaciens travaillant en outremer ont augmenté de 18% durant cette même période. Cependant, la catégorie des pharmaciens biologistes a diminué de 12,5%. Le nombre de titulaires d’officine diminue également, notamment à cause de la baisse du nombre d’officine engendrée par les regroupements et la création des maisons pluridisciplinaires de santé : 219 officines ont fermé durant cette année (226 en 2018).

Le maillage officinal reste homogène sur le territoire français : 32 officines, 7,1 laboratoires de biologie médical et 3,6 PUI pour 100 000 habitants, en moyenne. Cet équilibre est un réel atout concernant les enjeux pharmaceutiques des années à venir : développement du digital, coopération interprofessionnelle et l’approvisionnement en continu des médicaments et produits de santé.

« Les-grandes-tendances-de-la-demographie-pharmaceutique-au-1er-janvier-2020 »-Ordre National des Pharmaciens

Eclairage : Les habitudes de consommation en pharmacie avant et après la crise de la Covid-19

Les habitudes de consommation en pharmacie avant et après la crise de la Covid-19 :

La consommation en pharmacie de ville a radicalement changé depuis l’épidémie de la Covid-19. Une étude a été réalisé à partir des données du Système National des Données de Santé, sur 275 millions d’ordonnances. Une baisse significative de nouveaux traitements pendant le confinement est mise en avant : -39% pour les antihypertenseurs, -48,5% pour les antidiabétiques et -49% pour les statines. Les produits administrés par des professionnels ont également fortement diminués jusqu’à la fin du confinement et pendant la période post-confinement également : c’est le cas principalement pour les vaccins ainsi que les produits utilisés pour les actes médicaux (scanner, coloscopie, IRM). Sur cette même période, la vente d’antibiotique a chuté : -30 à 40% notamment chez les enfants de 0 à 19 ans : – 765 000 traitements antibiotiques. Cela est due notamment à la baisse des autres virus et infections pendant le confinement et l’ouverture partielle des crèches et écoles après cette période-ci.

Au contraire, lors du confinement et lors de la première semaine de post-confinement, l’utilisation des hypnotiques et des anxiolytiques ont augmentées : respectivement +6,9% et 1,2%. Cette période a généré du stress, de l’anxiété et des troubles du sommeil chez les patients. Certains médicaments ont vu leurs ventes explosées avec le virus : 1 million et demi de personnes ont achetées du paracétamol lors des semaines 12 et 13, les ordonnances de chloroquine ou d’hydroxychloroquine ont augmentées de 21% en semaine 10, 70% en semaine 12 et 145% en semaine 13.

« Usage-medicaments-de-ville-en-France-durant-l-epidemie-de-Covid-19 » Ordre des Pharmaciens

« Lles-effets-du-covid-19-sur-la-consommation-de-medicaments »Le Quotidien du Pharmacien

Le marché de la transaction en 2019

Le marché de la transaction en 2019

Les disparités pharmaceutiques se creusent selon la taille et l’emplacement géographique des officines avec le nouveau repli des prix des très petites officines et la légère progression des très grandes pharmacies : les moyennes n’ont donc plus de signification. 27 points séparent les officines réalisant moins de 1,2 millions d’euros de CA de celles réalisant plus de 2,4 millions de CA (contre 24 points l’année précédente). Néanmoins, le marché des transactions d’officines a trouvé son équilibre : 76% du CA HT. Un chiffre observé en 2015 et reconduit depuis 4 ans.

Le prix des officines s’est également stabilisé ces 5 dernières années : le marché a trouvé sa valeur économique avec la démographie des titulaires et la diminution des cessions. En fonction de la taille de l’officine, le ratio EBE diffère. Le prix économique moyen des officines est de 6,2*EBE. En dessous de 1,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, on observe un décrochage : la logique de risque est très forte. L’attractivité de ces dernières est en déclin selon les acquéreurs, les prix de vente sont donc bien en dessous de la moyenne du marché : les prix descendent de l’ordre de 30% du chiffre d’affaires. Au contraire, les grandes officines bénéficient de primes à l’achat : les prix de vente dépassent 90% du chiffre d’affaires HT, voir 100% dans certains cas.

Le CA des pharmacies inscrites à l’Ordre, a progressé de 2% en 2019 avec une augmentation de la marge brute globale en valeur et un EBE stable.

En 2019, on observe une baisse du nombre de cessions par rapport à la démographie des titulaires pour la première fois depuis 2015 (ces 36 dernières années, il avait augmenté de 18%). Le marché est en baisse de 7% par rapport à 2018. Les ventes parts augmentent encore, 1% en 2019, mais elles ne compensent pas le recul des cessions de fond. Les mutations totales sont en baisse de 4%.

Le taux de mutation est d’environ de 7% : on observe une disparité géographique sauf en Normandie et dans la zone PACA. Le marché est fluide si l’on exclut la zone de l’est.

Le nombre de départ à la retraite en 2019 a battu un nouveau record : 1670 départs. Les primo-accédants reprendront ces pharmacies : 1 transaction sur 2 est réalisée par un primo-accédant. Lors des premières installations, l’aspect géographique est important mais également le capital : les primo-accédants sont limités au niveau de ce dernier. Les titulaires vendeurs ne doivent pas perdre de vue qui sont leurs acquéreurs et quelles sont leurs limites : la logique de risque est différente.

ÉTUDE INTERFIMO

Quels impacts de la crise économique du Covid-19 sur la pharmacie d’officine ?

La crise du Covid-19 a également touché le secteur pharmaceutique. Il enregistre un mauvais mois d’avril (baisse de 20% du chiffre d’affaires) et un mauvais mois de mai. La vente de médicaments remboursables a diminué de 12,2% par rapport à l’année dernière et celle des médicaments non remboursables de 25,7%. Les médicaments prescris en ville sont ceux qui ont connus une plus grande baisse. Sur les 5 premiers de l’année 2020, le recul de chiffre d’affaires est de 4,2%.

Les résultats de cette crise varient selon la zone d’implantation de l’officine. Les régions les plus touchées sont la Bretagne, l’Ile-de-France et la Corse : elles enregistrent une baisse de leur trafic entre 10 et 16%. Les grosses officines sont celles qui connaissent la plus grande diminution de ce dernier : -21% durant la première quinzaine de juin pour les officines réalisant + de 7 millions d’euros de chiffres d’affaires et -15% pour celles réalisant un chiffre d’affaires situé entre 4,5 et 7 millions d’euros. Les officines réalisant un chiffre d’affaires en dessous de 2,3 millions, ont vu leur trafic diminué de 9%. De plus, les pharmacies situées dans les centres commerciaux subissent une baisse plus importante que les pharmacies situées en zone rurale : -13% contre -7%.

Néanmoins, la crise du Covid-19 a fait également émerger des points positifs. Tout d’abord, une augmentation importante des ventes en ligne dans le secteur pharmaceutique, suite à la baisse de fréquentation. Cela a permis de compenser en partie le chiffre d’affaires perdu pendant la période du confinement. Les produits qui ont été le plus vendus ont été les vitamines, les produits de beauté et les produits contre les allergies. Le click & collect et le portage ont également fait partie des stratégies afin de maintenir le contact avec la clientèle. D’ailleurs, certains pharmaciens souhaiteraient que les frais kilométriques engendrés par le portage des médicaments remboursables, soient remboursés par l’assurance maladie.

Ces services mis en place ont permis de renforcer la confiance et la proximité avec les patients. En effet, selon les sondages de l’Ifop et du groupe PHR, sur 1007 français interrogés en avril 2020, 94% font confiance aux pharmaciens en général. 97% ont confiance en leur médecin de quartier : un chiffre égal à la confiance accordée aux médecins généralistes et 74% estiment qu’ils ont un sentiment d’attachement pour leur pharmacie. Les services proposés lors du confinement seront probablement des nouvelles voies d’évolution pour le secteur pharmaceutique au vu des retombées positives de ces derniers.

« Quel-est-limpact-du-covid-19-sur-le-ca-des-officines » – Le Pharmacien de France

« La-reprise-economique-tarde-pour-l’officine » Le Quotidien du Pharmacien

« 97%-des-francais-ont-confiance-en-leur-pharmacien » Pharmaradio

« le-confinement-dope-la-vente-en-ligne » Le Quotidien du pharmacien

« Touchees-par-la-crise-les-pharmacies-esperent-rebondir-avec-le-deconfinement- » Les échos

Edito Infolettre N°52 – Antoine Garnier

Depuis 3 ans, Pharexcel a entamé une mutation, faisant évoluer son offre de service de l’intermédiation pure vers du conseil et de la gestion de projets. La collaboration entamée avec Mobil-M vient confirmer la légitimité de notre nouveau positionnement, et les retours d’expérience de nos clients communs sont autant de gratifications à mesure que les projets aboutissent. Nous sommes convaincus que la transaction telle qu’elle a existé devra évoluer vers plus de transparence et de « livrables ». De la même manière, les pharmaciens devront évoluer dans leur façon de contracter des services, et par ceci j’entends payer le prix juste pour le temps de conseil qui leur est consacré. Ils y gagneront en qualité de service et en relation avec leurs prestataires. J’ai entendu maintes fois les pharmaciens se plaindre de la transaction, probablement souvent à juste titre, cependant les conditions de transaction sont aussi déterminées par les comportements des pharmaciens eux-mêmes. L’évolution vers une véritable co-construction passera par un changement des comportements d’achat.

L’outil Roofstreet for Retail, ou le comptage de flux ultra-précis

Dans ses études pour choisir un emplacement, Pharexcel utilise l’outil Roofstreet for Retail. Cet outil est en effet complémentaire de l’appréhension de la zone de chalandise.

 

Roofstreet for Retail est une plateforme qui s’adresse à tous les réseaux de points de vente physiques, quelle que soit leur taille ou leur stade de développement.

 

Elle permet de comparer, analyser et sélectionner le meilleur emplacement pour une activité donnée en fonction de comptages de flux d’une précision (50m), finesse et représentativité inédite.

Il est ainsi possible de visualiser, pour chaque adresse, la quantité de passages par semaine, par jour, ou par tranche horaire et ce, décliné selon le mode de transport des passants.

 

Dans le cadre de la validation d’un emplacement, un candidat à l’implantation en centre-ville pourra par exemple mesurer uniquement le flux piéton (quotidien, hebdomadaire, horaire), et explorer le voisinage immédiat afin de positionner son choix dans le contexte de ce voisinage.

 

Si par le passé les zones de chalandises étaient calculées sur la base du temps de trajet théorique nécessaire pour rejoindre un point de vente (carte isochrone 5 minutes à pied), cette zone ne représentait pas complètement la réalité.

En reconstituant les trajets de plusieurs dizaines de millions de téléphones portables, Roofstreet for Retail permet de connaître avec précision la provenance des chalands d’une zone donnée. Il est maintenant possible d’observer la provenance réelle des personnes se rendant sur zone, mettant ainsi facilement en évidence les différentes barrières naturelles et psychologiques qui freinent la visite d’un lieu (fleuves, zone de travaux, bois etc.).

Roofstreet for Retail amène donc un niveau de précision, de fiabilité et de finesse supplémentaire, que ce soit pour la mesure du flux sur un emplacement, ou pour l’analyse de la zone de chalandise par provenance.

 

Les données de flux peuvent être utilisées seules, mais sont d’autant plus pertinentes lorsqu’elles s’insèrent dans une démarche plus globale et mises au regard de données complémentaires.

 

La zone de chalandise se voit donc enrichie des lieux de provenances des populations qui « travaillent à proximité »,« se détendent à proximité» et « passent à proximité » là où jusqu’ici les zones de chalandises se limitaient à« habite dans la zone  ».

 

Cela lui permettra de facto de connaître la couverture réelle d’une pharmacie et son taux de cannibalisation en lien avec les habitudes des consommateurs.

 

Nos remerciements à Jean-Baptiste DELATTRE, Co-fondateur de Roofstreet.

Pour plus d’information : https://roofstreet.io/

Interview de David Van Acker, dirigeant de Mobil M

Spécialiste de l’agencement de pharmacies, il témoigne sur la mutation du métier d’agenceur, et sur son nouveau partenariat avec Pharexcel.

 

  1. Le réseau Mobil-M semble appréhender le métier d’agenceur de façon complète, avec une réelle approche des problématiques commerciales et marketing de l’officine. Expliquez-nous en quelques mots cette évolution du métier.

Nous ne sommes pas uniquement des agenceurs. Notre positionnement est d’être des experts du marketing du point de vente. Cela agrandit le champ de nos responsabilités et de notre devoir.

Nous abordons le projet de façon globale, afin de garantir un retour sur investissement.

 

  1. Pourquoi le choix d’une collaboration avec la société Pharexcel ? 

Pour garantir un bon investissement et être certain qu’il est bien alloué, nous avons mis en place avec la société Pharexcel le service Restart, qui permet au client d’avoir un véritable audit de son potentiel marché, et de connaître ainsi sa capacité d’investissement sur la zone de chalandise.

L’audit et le diagnostic conditionnent la stratégie commerciale et le positionnement du point de vente, et influent donc sur son choix de développement. Il est donc logique de construire un projet sur la base de ces données. C’est dans cet objectif que nous avons créé Restart.

On peut ensuite travailler sur les flux et l’architecture commerciale afin d’augmenter le panier moyen et proposer l’offre de produits attendus (ou non attendus par les clients, c’est-à-dire les produits à offrir pour créer le besoin).

 

  1. Qu’attendez-vous de ce partenariat ?

En tant qu’expert du marketing du point de vente, notre objectif est de réunir tous les experts et compétences qui doivent entourer un projet.

Nous avions besoin d’un expert de la stratégie, du géomarketing et de l’étude du marché officinal. Nous voulions un avis objectif sur les études que nous transmettons, ce que Pharexcel nous assure.

L’aspect indépendant, en « marque blanche », est important afin d’orienter nos clients sur leur stratégie. Investir plus, ou bien de ne pas investir si le potentiel semble moindre.

Cela est important aussi pour notre crédibilité en tant qu’expert du marketing du point de vente.

Au même titre que Pharexcel, nous faisons appel à d’autres experts : expert en merchandising, architecte, design graphique pour la communication visuelle et le marketing du point de vente.

 

  1. Vous venez de présenter la première étude Restart à un pharmacien, quel a été votre retour d’expérience ?

Cette première étude a été au-delà des attentes du client. Elle a véritablement apporté des réponses précises sur l’orientation et la stratégie que devait suivre le client.

Cette étude permet de donner le feu vert ou bien d’arrêter un projet. L’attente pour ce type d’outil très exhaustif est immense, car il n’existe aucune offre équivalente sur le marché (démo, concurrence, calcul des flux etc.)