EDITO
Amélioration de la rentabilité de l'officine : le défi de 2012 !
En ce début d'année 2012, je souhaite tout d'abord vous offrir mes meilleurs voeux à tous ! Cette nouvelle année est porteuse de nombreux changements pour les pharmaciens. Et nous qui sommes à vos côtés pour vivre ces moments clés de votre carrière que sont une première installation, une revente, un regroupement ou une cession au moment du départ à la retraite, nous savons vos inquiétudes.
Malmenés par la conjoncture, challengés par les nouvelles mesures qui s'annoncent, les pharmaciens ont d'ailleurs vu l'année 2011 s'achever sur les gros titres de la presse professionnelle assez peu encourageants... « La recherche de nouvelles ressources devient urgente », « Le retour sur investissement est en chute libre », « Manque à gagner général », « Stagnation record ».... Il est vrai que, selon les chiffres de la FSPF (1), les pharmacies d'officine ont régressé de 0,19% en 2010, avec un chiffre d'affaires moyen de 1,544 million d'euros, une tendance qui se confirmera pour 2011. Et si la minorité des pharmacies d'officines réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 2 millions d'euros (soit une officine sur quatre en France) résiste plutôt mieux, il reste qu'au niveau national, la moitié des officines ont un chiffre d'affaires inférieur ou égal à 1,5 million et souffrent davantage.
Faute de croissance, les pharmaciens misent sur l'amélioration de la rentabilité de l'officine. L'évolution de la marge, comme vous nous le confiez souvent, est au coeur de toutes vos inquiétudes. Et vos interrogations sont légitimes : dans les semaines qui viennent, les négociations reprendront autour de la réforme du mode de rémunération des pharmaciens liée aux médicaments remboursés, celle-ci impliquant de nouvelles missions pour les pharmaciens. D'aucuns prédisent d'ores et déjà que cette réforme va creuser les écarts entre les officines. Et surtout, comment lier la qualité de ces nouvelles missions assurées à titre individuel à la valeur du fonds de l'officine au moment de la cession ? Chacun va devoir se montrer vigilant dans les deux ans qui viennent face aux effets de bord qui sont parfois difficiles à anticiper.
Notre métier fait de nous une sorte d'interface entre les pharmaciens et les différents experts et partenaires, banquiers, fournisseurs. A notre « poste d'observation » du secteur, nous avons enregistré en 2011 à Phar-Excel une augmentation sensible du nombre de transactions, les premières installations étant désormais majoritairement issues de prises de participation. Et s'il est vrai que nous voyons de plus en plus d'officines en difficulté qui cherchent des solutions, il demeure aussi de nombreuses belles affaires, parfaitement gérées par des pharmaciens qui savent s'organiser, se regrouper, se montrer performants. La moyenne des marges des affaires traitées s'établit à 29, mais nous avons vu en 2011 des marges à 30-31.
En 2012, l'interdiction des rétrocessions entre officines va contraindre un certain nombre d'entre vous à s'organiser de façon plus formelle, soit au sein de Centrales d'Achat Pharmaceutiques ou CAP, soit via une Structure de Regroupement à l’Achat ou SRA, autorisées depuis le décret de juin 2009. En effet, parmi les bilans d'officines qui nous sont soumis avant une transaction, deux sur trois pratiquent les rétrocessions. Ceux qui appartiennent déjà à un groupement sont protégés des effets de cette interdiction, les autres vont devoir s'organiser et surveiller de façon extrêmement pointue leurs conditions d'achats ! L'optimisation des prix d'achats et des conditions associées sont désormais stratégiques pour l'officine, sujet sur lequel nous reviendrons en détail très prochainement.
Très belle année 2012 à tous !
Alix Garnier
Directeur Associé Phar-Excel
Interviews réalisées par Soazick CARRE - Agence Studiotic - http://www.studiotic.fr
TEMOIGNAGES
Quand nos clients parlent de nous...
M.B, adjoint s'étant installé en s'associant
On peut s'installer même lorsqu'on n'a pas d'apport suffisant, je peux en témoigner ! J'étais adjoint et je souhaitais m'installer depuis un certain temps. Je connaissais un agent de Phar-Excel qui avait étudié plusieurs dossiers pour moi, mais chaque fois mon apport se révélait insuffisant. Et puis Phar-Excel a eu l'idée de proposer à mon titulaire d'investir avec moi dans une Selarl pour acheter une belle affaire, une pharmacie réalisant un chiffre d'affaires d'1,4 million. Mon ancien titulaire et moi sommes donc devenus associés, à respectivement 49% et 51%, ce qui m'a permis de m'installer dans cette pharmacie que j'ai repris après un départ à la retraite et qui affiche une belle progression. Cerise sur le gâteau : elle est située dans une zone franche !